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Fin de séance du 03 fév 2012
Tarif : 1€35/appel puis 0€34/min
France : Le déficit budgétaire se creuse
51,71 milliards d’euros au 30 septembre 2007. 42,01 milliards au 30 septembre 2006. Le creusement du déficit budgétaire de la France est loin d’être anodin. Et marque le retour à des niveaux que l’on avait connus en 2005 (avec un même déficit de l’ordre de 50,83 milliards au 30 septembre 2005).
Bercy qualifie ce creusement de « dégradation apparente », dans un communiqué. Le ministère du Budget l’explique par « d’une part (le) compte d’affectation spéciale des Participations financières de l’Etat, qui enregistrait encore en septembre 2006 d’importantes recettes de privatisation en attente d’utilisation, et d’autre part (le) compte d’avances aux collectivités territoriales, qui s’inscrit comme chaque année à cette époque en légère dégradation par rapport à l’année précédente dans l’attente de recouvrements à venir d’impôts locaux qui interviennent à la fin de l’année ».
Au 30 septembre 2007, les dépenses du budget général ont atteint 196,49 milliards d’euros, contre 192,53 un an plus tôt. « La légère accélération des dépenses d’un an sur l’autre durant le mois de septembre, d’origine calendaire, ne remet pas en cause l’objectif d’une évolution des dépenses de + 0,8 % à la fin de l’année, conformément aux prévisions de la loi de finances », affirme cependant Bercy.
Les recettes nettes du budget général de l’Etat progressent quant à elles légèrement, à 168,65 milliards fin septembre contre 167,34 un an plus tôt. Le ministère précise qu’ « à périmètre constant, les recettes fiscales nettes s’inscrivent en progression de 2,2 % par rapport à la même période l’année dernière », soit une hausse de 4,3 milliards d’euros. L’augmentation de ces recettes fiscales provient essentiellement des recettes nettes de TVA (+ 2,7 milliards d’euros, soit une hausse de 2,9 % d’un an sur l’autre) et de celles de l’impôt sur les sociétés (+ 3,6 milliards, en hausse de + 10,8 %).
« Les recettes non fiscales sont toujours en nette hausse d’une année sur l’autre (+ 1,9 milliard par rapport à 2006 à la fin du mois de septembre) en raison du niveau élevé des dividendes encaissés cette année », explique le communiqué.
En revanche, « les recettes de l’impôt sur le revenu diminuent de 1,8 % (- 0,9 milliard) sous l’effet de la réforme du barème », souligne le ministère du Budget. Les recettes de TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers) s’inscrivent en retrait de 3,6 % à périmètre constant par rapport à septembre 2006, indique encore Bercy.
Si l’on exclut les comptes spéciaux, le déficit de l’Etat à la fin septembre 2007 est de 27,84 milliards d’euros, contre 25,19 milliards à la même date en 2006. Cette « légère dégradation » du solde du budget général de l’Etat est principalement liée à des « décalages calendaires en dépense », selon le ministère.
Francebourse.com, avec AFP

