Il a parlé, lui qui refusait de s’exprimer lors de son procès en Cour d’Assises faute d’avoir obtenu le huis-clos. Michel Fourniret a pris pour la première fois la parole spontanément pour défendre son épouse et complice présumée Monique Olivier, lors de l’examen du meurtre de Fabienne Leroy, une étudiante de 20 ans tuée par balle le 3 août 1988 dans la Marne. Au sujet d’un injection faite à la victime avant son meurtre, Monique Olivier a déclaré « ne pas avoir vu (son mari) faire les piqûres ». Depuis le début de l’examen des faits, Monique Olivier a répété qu’elle n’avait assisté ni au viol ni au meurtre de la jeune fille. « Elle était physiquement présente, mais moralement absente. Son esprit était à dix mille kilomètres de là. Elle n’a pas fait d’injection », a poursuivi le principal accusé.
Selon l’accusation, les époux Fourniret avaient abordée Fabienne Leroy sur un parking de supermarché. Ils avaient réussi à la faire monter à bord de leur véhicule au prétexte d’une recherche de médecin, alors que Monique Olivier était enceinte de huit mois. Le corps de Fabienne Leroy, avec une balle en pleine poitrine, avait été retrouvé le lendemain sur un terrain appartenant au camp militaire de Mourmelon-le-Grand (Marne).