Angola : Nicolas Sarkozy veut renouer les liens avec Luanda
Article du 23/05/2008
Après des années de brouille pour cause d’affaire de l’Angolagate, la France veut renouer avec Luanda. Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs envolé pour une visite éclair dans la capitale angolaise. Sur place, le président français tentera de convaincre son homologue qu’ils doivent « regarder ensemble leur avenir commun » et « faire encore plus » dans leurs relations économiques, selon les termes de Nicolas Sarkozy dans un vendredi au Jornal de Angola.
Le chef d’Etat français pense aux hydrocarbures - le pétrole représente 90 % des exportations de l’Angola, deuxième producteur de brut d’Afrique subsaharienne, et Total y occupe le deuxième rang des producteurs -, aux secteurs maritimes, des transports, de l’agroalimentaire, du bâtiment, des télécommunications ou de la santé… Selon Nicolas Sarkozy, l’Agence française de développement (AFD) devrait rouvrir une agence à Luanda « avant la fin de l’année 2008 » et y lancera deux projets sur la formation dans le secteur agro-alimentaire et l’enseignement du français.
Reste l’ombre de l’Angolagate, cette affaire des ventes d’armes à l’Angola dans laquelle Pierre Falcone est poursuivi par la justice française pour ne pas avoir respecté des dispositions légales françaises et d’avoir opéré des livraisons d’armes, de 1993 à 2000, au régime du président angolais José Eduardo Dos Santos, alors en guerre contre les rebelles de l’Unita. 42 personnes doivent être jugées à Paris à partir d’octobre prochain. Aucun ressortissant angolais n’est toutefois poursuivi.