Quintuple meurtre près de Toulouse: l'auteur présumé tente de se suicider
Article du 13/07/2008
Le meurtrier présumé de cinq personnes tuées par balles jeudi à La Magdelaine-sur-Tarn, près de Toulouse, a tenté de se suicider par arme à feu samedi soir alors qu'il allait être arrêté et a été hospitalisé dans un état grave, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
Le meurtrier présumé, Jean-Claude Vacquier, 55 ans, s'est tiré une balle dans la tête vers 23h50, alors qu'il sortait de la maison du drame où il était revenu, a indiqué à l'AFP le vice-procureur du tribunal de grande instance de Toulouse, Bernard Lavigne, qui s'est rendu sur place.
Grièvement blessé, M. Vaquier a été transporté dans un établissement hospitalier par le Samu.
La présence de son véhicule, une Fiat Panda couleur bordeaux immatriculée en Haute-Garonne, avait été signalée un peu plus tôt dans la soirée non loin de la maison et la zone avait été sécurisée par le peloton d'intervention régional de la gendarmerie.
Au moment où le meurtrier présumé sortait de la maison, les sommations d'usage lui ont été adressées. C'est alors qu'il s'est tiré une balle dans la tête, se blessant grièvement, a ajouté le vice-procureur, précisant que les forces de l'ordre n'avaient pas ouvert le feu.
Soupçonné d'avoir tué par balles deux de ses frères, ses deux fils et l'amie de l'un d'eux à La Magdelaine, à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Toulouse, l'homme était depuis activement recherché par une centaine de gendarmes et enquêteurs.
Les corps de ses deux frères, âgés de 53 et 47 ans, et de ses deux fils, âgés de 25 et 26 ans, avaient été découverts jeudi soir dans la maison et le garage par les gendarmes, alertés par la cinquième victime, une jeune femme de 20 ans, amie de l'un des deux fils, qui devait décéder des suites de ses blessures à l'hôpital.
Les cinq victimes avaient été atteintes en pleine tête par des balles de petit calibre, avec "selon les victimes, une, deux ou trois blessures à la tête", avait indiqué vendredi le procureur de la République à Toulouse, Michel Valet.
Un avis de recherche international, assorti d'un portrait, avait été diffusé pour retrouver le quinquagénaire armé. Les efforts des enquêteurs se concentraient notamment sur la région Midi-Pyrénées et en Languedoc-Roussillon, où réside son épouse.
En instance de divorce, l'homme était déjà recherché par les policiers de Béziers, selon la presse locale, dans le cadre d'une affaire de viol et de violences envers son épouse, qui avait été placée sous protection.
Après le drame, le meurtrier présumé avait pris en charge pendant deux heures dans sa voiture, jeudi soir, la fiancée de son fils aîné, espérant établir par son intermédiaire un contact avec sa femme. Il l'avait ensuite ramenée chez une amie au sud de Toulouse.