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Obama pour un retrait du gros des troupes US d'Irak à l'été 2010
Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama s'est prononcé lundi pour le retrait du plus gros des troupes américaines d'Irak à l'été 2010, tout en indiquant vouloir le maintien pour une période indéterminée d'"une force résiduelle" pour combattre Al-Qaïda dans ce pays.Il a également promis qu'il ne chercherait pas à maintenir des bases militaires permanentes en Irak s'il était élu président en novembre.
"Comme je l'ai déjà dit à maintes reprises, nous devons prendre autant de précautions pour sortir d'Irak que nous n'en avons pas prises pour y entrer", a-t-il expliqué dans un entretien au New York Times.
Il s'est prononcé pour un retrait "à l'été 2010, dans deux ans, et plus de sept ans après le début du conflit".
"Après ce redéploiement, une forces résiduelle en Irak aurait des missions limitées: poursuivre les restes d'Al-Qaïda en Mésopotamie, protéger les services américains et, tant que les Irakiens feront des progrès politiques, entraîner les forces de sécurité irakiennes", a ajouté M. Obama.
Le candidat à la présidentielle, qui a déjà annoncé envisager un retrait des GI's d'Irak, a précisé qu'il consulterait les commandants sur le terrain et le gouvernement irakien pendant l'élaboration de sa stratégie et qu'il ferait "les ajustements tactiques" nécessaires.
Barack Obama a également indiqué qu'il poursuivrait une offensive diplomatique avec chaque Etat de la région au bénéfice de la stabilité irakienne et que deux milliards de dollars seraient consacrés à un nouvel effort international de soutien aux réfugiés d'Irak.
Ces prises de position interviennent alors qu'un haut responsable irakien a assuré sur CNN dimanche que Bagdad espérait toujours conclure un accord avec Washington d'ici fin juillet sur la présence des soldats américains en Irak, et que les Irakiens négociaient "un horizon temporel" de retrait des troupes, non une date précise.
Mis sous pression par les républicains qui l'accusent de vouloir abandonner la partie en Irak, alors que plus de 4.000 soldats américains y ont perdu la vie et que des centaines de milliards de dollars y ont été investis, Barack Obama a récemment voulu contrer leurs attaques.
Début juillet, il avait déjà déclaré à la presse : "Quand j'irai en Irak et que j'aurai la possibilité de parler avec des commandants sur le terrain (...) je continuerai à affiner ma politique".
Le sénateur de l'Illinois (nord) avait ajouté : "J'ai toujours dit que le rythme du retrait serait dicté par la sécurité de nos troupes et le besoin de maintenir la stabilité".
Les médias avaient largement fait écho de cette remarque qui avait suscité de vives critiques dans le camp républicain, notamment dans l'équipe de son rival républicain John McCain, et l'avait obligé à rapidement convoquer une deuxième conférence de presse où il avait semblé faire machine arrière.
"Je n'ai pas vu d'informations qui contrediraient l'idée de ramener nos troupes en toute sécurité au rythme de une ou deux brigades par mois", avait alors déclaré M. Obama.
