Crise du « subprime »: l’immobilier français pas à l’abri de dommages collatéraux
Article du 20/08/2007
Le marché immobilier français, sauvé de la crise du « subprime » grâce à la prudence des banques dans l’octroi des emprunts, et disposant de « bons fondamentaux », n’est pas à l’abri de dommages collatéraux, notamment au niveau du crédit, estiment toutefois les professionnels.
La grande majorité des ménages français emprunte en effet à taux fixe, ce qui leur évite de voir leurs échéances de remboursement grimper dès que les taux remontent. Et les revenus des emprunteurs sont dûment vérifiés, feuille d’imposition à l’appui.
Cela contraste avec les Etats-Unis où des prêts hypothécaires à hauts risques, dits « subprime », sont concédés à des ménages peu solvables.
Seul vrai parallèle : l’hypothèque rechargeable, inspirée du « subprime » et instaurée en France au début de l’année, n’est pas un succès.
Les fondamentaux du marché immobilier sont bien orientés, rassurent également les professionnels du secteur. Toutefois, il peut y avoir des motifs d’inquiétude et le risque majeur pourrait provenir de la contraction de l’offre de crédit. Etant donnés la crise actuelle, certains établissements pourraient voir leurs capacités de financement se réduire. En conséquence, les ménages auront plus de difficultés pour obtenir un crédit.
Deuxième risque : une hausse des taux d’intérêt. Et le renchérissement du crédit pourrait peser sur la construction des 400 000 logements par an nécessaires en France pour pallier les manques.