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Le FMI relève sa prévision de croissance mondiale, mais avertit de risques
Le Fonds monétaire international a relevé mardi sa de croissance mondiale en 2010, à 3,9% contre 3,1% prévus en octobre, mais averti que de nombreux risques menaçaient encore l'économie mondiale, dont la montée de la dette des Etats.La prévision de croissance a été particulièrement relevée pour la première économie mondiale, les Etats-Unis, à 2,7% contre 1,5% prévus en octobre, et pour la Chine, à 10% contre 9% prévus en octobre.
Dans la zone euro, la prévision a été rehaussée à 1,0%, contre 0,3% précédemment, et en France en particulier elle a été relevée à 1,4%, contre 0,9% auparavant.
Pour le Japon, la prévision a été laissée inchangée à 1,7%. En revanche, le FMI a nettement relevé celles de la Russie (3,6%, contre 1,5% auparavant), de l'Inde (7,7%, contre 6,4%) et du Brésil (4,7%, contre 3,5%).
Le FMI a estimé que cette croissance économique restait dépendante du soutien des Etats dans les pays développés, indiquant que cela justifiait de "soutenir la reprise là où elle n'est pas encore fermement enclenchée".
"On ne discerne encore guère de signes de solidité de la demande privée autonome (non induite par l'action des pouvoirs publics), tout au moins dans les économies avancées", a écrit le Fonds.
Néanmoins, le FMI a averti les gouvernements des risques d'instabilité liés à la dette publique.
"Les pays où la viabilité des finances publiques est de plus en plus préoccupante, doivent avancer dans la conception et la communication de stratégies de sortie crédibles", a souligné l'institution multilatérale.
"Les investisseurs opèrent de plus en plus de distinctions entre les pays", pénalisant ceux "aux prises avec des déficits et des dettes publics considérables", a prévenu le FMI.
Et d'après lui, "l'inquiétude croissante concernant la dégradation des situations budgétaires et la viabilité des finances publiques pourrait déstabiliser les marchés financiers et enrayer la reprise, en rehaussant le coût de l'emprunt pour les ménages et les entreprises".
Le Fonds a donc appelé à "concevoir des stratégies crédibles qui permettront de s'affranchir du soutien de la politique monétaire et de les communiquer", pour "atténuer les craintes d'inflation ou de nouvelle instabilité financière".
D'autres facteurs pourraient "freiner la reprise dans les économies avancées", s'inquiète le FMI, comme "le niveau élevé du chômage", ou encore "l'existence de systèmes financiers qui ne sont pas encore complètement rétablis et, dans certains pays, la fragilité des bilans des ménages".

