La Bourse de Paris: le CAC 40 fléchit de 0,93% sous les 3.900 points
Article du 15/03/2010
La Bourse de Paris a terminé en recul lundi, affectée par des prises de bénéfices et inquiète d'un nouveau tour de vis monétaire en Chine qui risquerait de brider la croissance mondiale.
A la clôture, le CAC 40 lâchait 36,49 points à 3.890,91 points, repassant sous la barre des 3.900 points. Le volume de transactions s'est élevé à 2,61 milliards d'euros, soit un montant considéré comme faible.
Les autres Bourses européennes ont également fléchi: à Londres le Footsie a perdu 0,57% et à Francfort le Dax a cédé 0,70%. Même mouvement de repli pour l'Eurostoxx 50 -0,96% à 2.870,55 points.
L'indice vedette de la place parisienne a évolué dans le rouge tout au long de la séance, mais les pertes se sont creusées en fin de journée sous l'effet d'une ouverture en repli à Wall Street et d'une baisse marquée des valeurs minières et industrielles.
Les prises de bénéfices ont dominé les transactions, a indiqué un opérateur parisien soulignant que les investisseurs étaient également peu enclins à prendre des positions à l'achat alors que doit se tenir le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine mardi.
Même si aucune décision de relèvement de taux n'est attendue, les marchés vont guetter tout changement dans la politique de communication de la Banque centrale. Est-ce que l'expression "maintien de taux durablement bas" sera toujours utilisée dans le communiqué, s'interrogent les analystes d'Aurel.
Outre cette prudence avant la réunion de la Fed, les investisseurs se sont inquiétés lundi d'un éventuel nouveau tour de vis des autorités chinoises en matière monétaire du fait d'une accélération de l'inflation. Les marchés asiatiques ont pâti lundi de ces inquiétudes et ont terminé en baisse.
Dimanche le chef du gouvernement chinois Wen Jiabao a souligné vouloir prévenir les tensions inflationnistes. L'indice des prix à la consommation, jauge de l'inflation en Chine, a continué de progresser en février.
Tout resserrement monétaire en Chine risque d'avoir des influences négatives sur la croissance mondiale.
Le marché n'a pas réagi à la publication des chiffres de la production industrielle aux Etats-Unis légèrement supérieurs aux attentes, avec une progression de 0,1% en février.
Les valeurs minières et industrielles ont été les grandes perdantes de la cote avec Rhodia qui a perdu 3,74% à 14,52 euros, ArcelorMittal (-2,25% à 30,46 euros). Les valeurs liées au pétrole ont également reculé Total cédait 0,82% à 42,35, Technip (-2,97% à 55,63 euros).
Les banques étaient en repli: Société Générale cédait 2,54% à 43,15 euros, Crédit Agricole 1,98% à 11,91 euros et BNP Paribas 1,44% à 56,18 euros.
Scor a perdu 1,27% à 19,02 euros. Le réassureur a vu sa recommanadtion abaissée par les analystes d'Exane BNP Paribas, à "neutre" contre "surperformer" auparavant. Le groupe de réassurance a prévenu que les séismes en Haïti, au Chili et la tempête Xynthia allaient lui coûter quelque 157 millions d'euros nets avant impôts.
En hausse les valeurs défensives (peu dépendantes de la conjoncture) comme Sanofi-Aventis (+0,99% à 55,95 euros), Veolia Environnement (+0,25% à 24,36 euros), Pernod Ricard (+0,17% à 60 euros).