France Bourse : actualité de la bourse de Paris
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Depuis mars 2009, j'ai pointé l'analogie du rebond qui naissait alors avec celui de 2003 Même si la fin d'année 2009 nous avait un peu surpris en bie...
Depuis mars 2009, j'ai pointé l'analogie du rebond qui naissait alors avec celui de 2003 Même si la fin d'année 2009 nous avait un peu surpris en bie...
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France: l'inflation de retour en février avec la fin des soldes
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,6% en février par rapport au mois précédent en raison notamment de la fin des soldes d'hiver, et progressé de 1,3% sur un an, a annoncé mardi l'Insee.Même si en janvier, mois des soldes, les prix avaient diminué de 0,2%, on assiste depuis quelques mois à un retour progressif d'une inflation modérée, avec des prix qui retrouvent lentement leur rythme d'évolution habituel.
En février, l'inflation enregistre sa plus forte progression mensuelle depuis mars 2008 et son évolution annuelle atteint son plus haut niveau depuis novembre 2008, relève ainsi l'économiste Marc Touati (Global Equities).
Mais selon lui, cette hausse est liée à des motifs saisonniers (fin des soldes, vacances scolaires et hausse des tarifs d'assurance) et "l'hyperinflation n'est toujours pas pour demain".
"Dans certains secteurs, la déflation est même toujours présente dans la mesure où certaines entreprises en grave difficulté sont contraintes de réduire leurs prix pour ne pas disparaître", souligne-t-il.
La hausse des prix en février "provient de l?augmentation des prix des produits manufacturés (+1,1% par rapport à janvier), liée notamment à la fin des soldes d?hiver, et de celle des prix des autres services (+0,7%) au moment des vacances de février", précise l'Institut national de la statistique.
"Ces augmentations sont légèrement atténuées par la baisse des prix des transports aériens (-3,1% par rapport à janvier) et des automobiles neuves (-0,5%)", ajoute l'Insee.
L'inflation n'atteint certes pas "des niveaux mirobolants" mais "en cette période où le chômage augmente et où les revalorisations salariales sont réduites à leur plus simple expression, toute hausse des prix retire immédiatement du pouvoir d'achat aux ménages", estime Alexander Law (Xerfi).
La quasi stagnation des prix l'an passé (+0,1% par rapport à 2008), en raison de la crise, a constitué un fort soutien au pouvoir d'achat des ménages, qui a augmenté de plus de 2%, confirme l'économiste Nicolas Bouzou (Asterès). Avec la disparition de ce soutien et la fin progressive des mesures de relance en 2010, "il n'est pas irréaliste d'envisager une stagnation de la consommation des ménages", principal moteur de la croissance française, analyse-t-il.
Pourtant, pour M. Law, "le danger numéro un n'est pas un éventuel dérapage inflationniste, quand bien même l'évolution actuelle serait mal vécue par les ménages". Le principal risque serait de "retourner vers une inflation zéro" ou négative.
Car dans un environnement économique "déprimé", avec une surcapacité de production et un chômage élevé, la France risquerait alors d'entrer dans une spirale déflationniste: un cercle vicieux dans lequel la baisse des prix entraîne une diminution de la production qui se traduit à son tour par une baisse généralisée des salaires. Les salariés gagnant mois, leur consommation chute ce qui alimente encore la baisse des prix.
Une perspective qui n'est toutefois pas d'actualité pour le gouvernement, qui table pour 2010 sur une inflation moyenne de 1,2%.

