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Voici deux titres d'appoint spéculatifs pour parier sur une belle performance (plus de 50%) à moyen terme Ce sont des smallcaps, sur lesquels il y a ...
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Bruxelles rappelle les Etats de l'UE à l'ordre sur les déficits
La Commission européenne, inquiète de l'ampleur des déficits dans toute l'UE, a envoyé un coup de semonce mercredi à plusieurs pays dont le Royaume-Uni, où ce rappel à l'ordre attendu provoque un tollé, et la France.Bruxelles, qui fait office de gendarme budgétaire de l'Union européenne, a publié des évaluations portant sur la crédibilité des programmes de réduction des déficits de 14 pays: la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Suède, la Finlande, la Belgique, l'Autriche, l'Irlande, la Bulgarie, l'Estonie et la Slovaquie.
"D'une manière générale, pour la majorité des quatorze programmes examinés, les hypothèses de croissance sous-tendant les projections budgétaires sont jugées plutôt optimistes", a conclu la Commission.
"En outre, dans plusieurs cas, la stratégie d'assainissement budgétaire proposée n'est pas suffisamment étayée par des mesures concrètes à compter de 2011", a-t-elle ajouté.
Du fait de la crise, les trous budgétaires nationaux atteignent des proportions historiques: un déficit de 7,5% du Produit intérieur brut (PIB) dans l'UE est prévu en moyenne cette année.
Et Bruxelles redoute que les pays européens ne tiennent pas l'engagement qu'ils ont pris de commencer à s'attaquer sérieusement à sa réduction à partir de l'année prochaine.
Dans les prévisions qu'ils ont transmises à Bruxelles en début d'année, les Etats parient souvent sur un trop prompt rétablissement économique, juge la Commission.
C'est le cas notamment de la France: dans son programme, Paris table sur un fort rebond de la croissance à partir de 2011 pour parvenir à réduire le déficit de 8,2% du PIB cette année à 3% en 2013, comme le lui demande Bruxelles.
La France s'attend à une croissance de près de 1,4% cette année, puis 2,5% par an dès 2011, générant d'abondantes recettes.
Ces hypothèses sont "très optimistes", juge l'exécutif européen, et "la stratégie définie ne laisse aucune marge de sécurité si la situation économique évolue moins bien que prévu".
Par ailleurs, "certaines mesures annoncées du côté des dépenses ne sont pas précisées", regrette-t-il.
Des reproches similaires, voire plus durs sont adressés à d'autres pays, comme le Royaume-Uni, sèchement rappelé à l'ordre.
La stratégie prévue par Londres "ne prévoit pas de corriger son déficit excessif (le ramener sous la limite de 3% du PIB autorisée, ndlr) d'ici à l'exercice 2014/2015, comme cela devrait être le cas, déplore Bruxelles.
Par ailleurs, "l'absence de plafonds de dépenses détaillés par ministère représente une source d'incertitude majeure", ajoute la Commission. Elle invite le Royaume-Uni "à tout mettre en oeuvre" pour "accélérer le rythme de son assainissement budgétaire.
Le gouvernement britannique, qui se prépare à de difficiles élections législatives sans doute en mai, a rejeté ces recommandations.
"Je pense juste qu'ils (la Commission) ont tort", car si le gouvernement les suivait, cela reviendrait à "retirer plus de 25 milliards de livres de l'économie", a jugé dès mardi le ministre des Finances, Alistair Darling.
L'Espagne, dont le déficit a explosé à 11,4% du PIB en 2009, et l'Allemagne, sont elles invitées à "préciser" leur stratégie budgétaire.
Bruxelles n'est pas la seule à s'inquiéter. Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) a aussi mis la pression mercredi: "Notre conseil pour résoudre le problème de la dette publique auquel sont confrontés aujourd'hui la plupart des pays en Europe est de s'y atteler rapidement", a dit Dominique Strauss-Kahn.

