Aux termes d'une réunion épique des chefs d'Etat, des ministres des finances, et des responsables des grandes banques, un accord au forceps a été conclu pour sauver le péril qui menaçait la Zone Euro.
Ce qu'il faut retenir : les banques acceptent après tractations de passer l'éponge sur la moitié de la dette grecque, ce qui va représenter pour elles une perte de 100 milliards d'euros. Le reste va être rééchelonné. En contrepartie, les banques ont réussi à obtenir une garantie du Fonds européen de stabilité financière (FESF), pour 30 milliards d'euros. Ce dernier FESF sera par ailleurs doté de 1000 milliards d'euros, contre 440 actuellement. Sa capacité est plus que doublée. Ce qui ne satisfait pas tous les observateurs. Pour notre part nous estimons que ce montant suffira à couvrir 75% des problèmes à venir de la Zone Euro.
Conséquence de tout cela : la dette grecque baissera de 160 % du PIB actuellement à 120 % à l'horizon 2020. "Une nouvelle ère s'ouvre pour notre pays", s'est félicité le Premier ministre Georges Papandréou qu'une rumeur prétendait démissionnaire il y a 2 semaines.