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Ukraine : Gazprom va encore réduire de 25 % ses livraisons de gaz
Le géant russe Gazprom va réduire ses livraisons de gaz à l’Ukraine de 25 % supplémentaires en fin d’après-midi, faute de progrès dans la résolution du conflit gazier qui les oppose.« Les exportations vont continuer à plein régime », assure toutefois Gazprom en référence au gaz transitant par l’Ukraine vers l’Europe.
Le géant russe accuse Kiev d’alimenter la crise gazière en refusant de reprendre les négociations sur sa dette gazière et en empêchant des observateurs de vérifier les flux de gaz transitant par le territoire ukrainien.
Gazprom avait déjà annoncé hier avoir réduit de 25 % ses livraisons de gaz à l’Ukraine, à qui elle réclame des arriérés de dette et la signature de contrats fixant le cadre des exportations à venir. Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko avait réagi en plaidant pour des « négociations dynamiques » afin d’éviter « une guerre du gaz ».
Les relations russo-ukrainiennes se sont singulièrement tendues depuis la Révolution orange de fin 2004. La coupure d’hier est la conséquence de l’échec des négociations qui se sont déroulées par intermittence tout au long du mois de février.
Gazprom réclame actuellement 600 millions de dollars, correspondant à un volume consommé de 1,9 milliard de mètres cubes. La partie ukrainienne avait de son côté annoncé la semaine dernière avoir réglé la partie de l’ardoise correspondant à 2006 et 2007, soit plus de 700 millions de dollars.
Les deux parties ont également échoué à coucher sur le papier l’accord de principe conclu le 12 février entre les présidents Vladimir Poutine et Viktor Iouchtchenko, qui prévoyait aussi une simplification de leur schéma de livraisons, actuellement très opaque.
En outre, le Premier vice-premier ministre ukrainien a accusé hier soir Gazprom de ne pas avoir payé le transit du gaz russe via le territoire ukrainien depuis décembre 2007. Ce non-paiement a été expliqué par le porte-parole de Gazprom qui a affirmé que Naftogaz n’émettait pas de factures pour le transit du gaz russe via l’Ukraine, et qu’ « en vertu du contrat », le groupe russe ne pouvait pas effectuer le paiement « avant l’émission de facture ».
Côté russe, le coup d’éclat de Gazprom est intervenu au moment même où Dmitri Medvedev, qui préside son conseil d’administration depuis 2000, était déclaré vainqueur de la présidentielle russe, ce qui fera de lui le successeur de Vladimir Poutine à partir de début mai.
Francebourse.com, avec AFP
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