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Article du 09/04/2008

EADS : Le patron d'Airbus rejette les accusations de délits d'initiés de l'AMF

Mnemo : EAD


Le patron d'Airbus, Tom Enders, a rejeté la mise en cause de plusieurs responsables d’EADS par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) dans l’affaire des délits d’initiés.
Les griefs de l’AMF sur des délits d'initiés et une mauvaise communication financière au sein d’EADS visent 17 personnes et ses actionnaires Lagardère et Daimler, selon la synthèse du rapport diffusée hier par le site d’information Mediapart. Ces 17 personnes sont soupçonnées « d’avoir manqué à l’obligation d’abstention » de vendre des actions au vue des informations privilégiées dont ils disposaient. Sont visés parmi les membres du comité exécutif d’EADS et du comité des actionnaires d’Airbus : Thomas Enders, alors coprésident exécutif d’EADS et aujourd’hui patron d'Airbus, Noël Forgeard, alors coprésident exécutif d’EADS, et Jean-Paul Gut, alors directeur général délégué de EADS
« Nos noms sont traînés dans la boue...nous sommes une cible facile, nous espérons donc vraiment que ces accusations apparaissent au grand jour et que les responsables (mis en cause) sachent de quoi ils sont accusés, pour que nous puissions nous défendre », a déclaré Tom Enders.
L’AMF a confirmé le 1er avril l’existence de délits d'initié au sein du groupe européen de défense et d’aéronautique fin 2005-début 2006, en annonçant avoir « notifié des griefs » à plusieurs personnes, et a impliqué le groupe EADS en tant que tel pour « manquement aux obligations de bonne information du marché ». Elle n'avait pas cité nommément les personnes concernées.
Michel Prada, président de l’AMF, a critiqué la fuite du rapport, la qualifiant de « dévoiement de nos mœurs », sur LCI. Le patron d’Airbus a également estimé que la diffusion des accusations était « choquante, c’est inacceptable et nous allons défendre notre réputation et nos droits à la présomption d'innocence par tous les moyens à notre disposition », a-t-il ajouté.

Francebourse.com, avec AFP

 
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