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Une semaine cauchemardesque

Article du 10/10/2008
C'est une semaine cauchemardesque qui s'achève sur les marchés financiers
Hier, les indices américains ont littéralement plongé comme dans un puits sans fond. Le Dow Jones a ainsi perdu 7,33% et le nasdaq 5,47%
Sur les 4 premiers jours de la semaine, le Dow perd plus de 18% et le nasdaq près de 17%
C'est la pire semaine que les marchés ont traversé depuis le krach d'octobre 1987.
Les pires moments de 2001 font pâle figure en matière de krach par rapport à ce que nous vivons aujourd'hui.

Graphiquement le Dow Jones se dirige tout droit vers son énorme support de très long terme à 8000 points, tandis que celui-ci est de 1500 sur le nasdaq. Des supports qui pourraient être touchés dès aujourd'hui ou dès lundi à venir.
"C'est la panique totale, il n'y a pas d'autre mot", a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.
L'indice vedette de Wall Street aligne ainsi sept séances consécutives de baisse, représentant au total une chute de 21%. Il n'avait plus clôturé sous les 9.000 points depuis juin 2003.
Les 30 valeurs qui le composent ont fini dans le rouge.
Ce nouveau plongeon intervient précisément un an après le dernier record absolu atteint par le Dow Jones à 14,164,53 points. Il a perdu exactement 40% de sa valeur depuis.

Cette nouvelle semaine noire pour la finance mondiale montre à quel point l'angoisse persiste, malgré la promulgation la semaine dernière du plan du secrétaire américain au Trésor Henry Paulson pour racheter les créances douteuses des banques.
C'est également un revers pour les banques centrales, la Fed américaine en tête, qui ne cessent d'injecter des liquidités dans le marché, et ont annoncé mercredi une spectaculaire baisse des taux concertée pour tenter d'enrayer la crise, en vain.
Signe de la persistance de la crise, le taux interbancaire à trois mois (Libor) --le taux auquel les banques se prêtent les unes aux autres-- "est grimpé à son plus haut niveau de l'année", a relevé Al Goldman, de Wachovia Securities. Sa fulgurante progression atteste du blocage total du marché du crédit, les banques préférant conserver pour elles leurs liquidités.
"On ne voit pas ce qu'il pourrait arriver d'autre que commencer à nationaliser les banques", a estimé M. Volokhine.
M. Paulson a indiqué qu'il était prêt à "renforcer la capitalisation d'institutions financières de toutes tailles", une option confirmée par la Maison Blanche.
Mais le marché s'inquiète désormais de la propagation de la crise au reste de l'économie.
"Les valeurs de l'automobile et des entreprises dépendant du marché du crédit ont figuré parmi les plus gros perdants", a observé M. Goldman.
Après des commentaires pessimistes de l'agence de notation financière Standard and Poor's, le constructeur automobile General Motors a vu son titre chuter de 31,11% à 4,76 dollars et son concurrent Ford a perdu 21,80% à 2,08 dollars.
"On se rend compte que l'Etat va devoir continuer à sauver tout ce qu'il peut mais on ne peut pas tout sauver", a observé l'analyste de Meeschaert.
Même le groupe informatique IBM, qui avait soutenu la tendance dans la journée après l'annonce de résultats trimestriels un peu supérieurs aux attentes, a finalement perdu 1,71% à 89,00 dollars.
Les valeurs énergétiques et minières ont été entraînées par la chute des cours du pétrole, qui perdaient plus de quatre dollars le baril lors des échanges électroniques jeudi soir à New YorK.
Le pétrolier ExxonMobil, première capitalisation du Dow Jones, a perdu 11,69% à 68,00 dollars.

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