Le spécialiste de la collecte, du traitement et de la valorisation des déchets dans le Sud de la France annonce un chiffre d’affaires consolidé pour le premier semestre 2007 de 63,37 millions d’euros en hausse de 14 % contre une hausse de 12,9 % sur l’année 2006.
Fin 2006 début 2007, Groupe Pizzorno Environnement a annoncé de nombreux contrats de propreté urbaine, notamment la Seyne sur Mer (octobre 2006 / 36 millions d’euros sur 6 ans), le Grand Lyon (mars 2007 / 8,8 millions d’euros sur 4 ans) et Marrakech (fin mars 2007 / 70 millions d’euros sur 14 ans).
La direction du groupe compte également sur les contrats signés à l’international (Nouakchott en Mauritanie et Rabat au Maroc). GPE travaille en effet beaucoup à l’international. Ainsi, la société a été le premier prestataire présent au Maroc et vient de mettre en œuvre, avec un peu de retard, un contrat pour un centre de traitement de déchets à Rabat. A terme, 700 000 tonnes devraient y être traitées par an. La privatisation progressive par les autorités marocaines de la gestion des décharges devrait lui ouvrir de nouvelles opportunités, assure la direction de GPE.
Pizzorno Environnement s’est également récemment installé en Mauritanie.
Une activité basée sur l’innovation
Créée en 1976, Groupe Pizzorno Environnement reste une société familiale qui a adapté son cœur de métier, le transport de déchets, au nouvel environnement industriel et réglementaire concernant les déchets.
En 2006, GPE a réalisé un chiffre d’affaires de 115,6 millions d’euros, en hausse de 7,7 %, principalement réalisé en France sur les métiers de la Collecte. L’activité Propreté (Collecte / Transport / Nettoiement) enregistre sur les trois premiers mois de l’année 2007 une hausse de 26,9 % par rapport à la même période en 2006.
GPE se positionne sur des techniques innovantes dans une démarche de développement durable. Ainsi, la technique de la l’osmose inverse permet-elle la filtration de l’eau. Eau propre qui pour l’heure est utilisée en interne pour les besoins du Groupe mais pourrait servir à palier la pénurie d’eau dans la région varoise, d’où est originaire l’entreprise.
Concernant le séchage des boues de déchets, qui sont ensuite utilisées à des fins agricoles, le groupe utilise les gaz de fermentation pour faire fonctionner la machine. Le cycle fonctionne donc en vase clos en terme de consommation d’énergie. Mais il n’est pas inconcevable qu’à terme cette énergie issue du biogaz puisse être utilisée pour d’autres raisons voire commercialisée.
GPE réfléchit actuellement à l’utilisation voire à la fabrication de biocarburants d’origine agricole puisque la société est elle-même grosse consommatrice de carburant. Enfin, les performances du nouveau centre de stockage des déchets de Rabat vont éviter à GPE la production de 936 000 tonnes d’équivalent carbone par an. De quoi permettre à GPE de monnayer ses crédits carbone sur Powernext Carbon dès 2008.