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Article du 30/06/2008

Cuba : Fidel Castro fait une apparition remarquée

Le retraité cubain n’a semble-t-il pas encore tiré un trait sur sa vie politique. Fidel Castro a effectué un retour spectaculaire au premier plan en multipliant dernièrement rencontres et interventions, volant la vedette à son frère et successeur Raul Castro. En dix jours, l’ancien président cubain, a rencontré deux chefs d’Etat amis, un haut dirigeant chinois et signé trois interventions d’affilée sur Internet, relançant les spéculations sur son rôle réel depuis sa retraite médicale.
Et de prévenir : « j’ai beaucoup de choses à dire. Je ne veux pas importuner, mais je vis et je pense ».
Ce faisant, Fidel Castro est pourtant dans son rôle : en renonçant au pouvoir le 19 février, il avertissait qu’il se faisait « soldat des idées ». Et le 24, dans son discours d’investiture devant l’Assemblée, Raul Castro faisait voter le principe d’une consultation systématique de son aîné sur à peu près tous les sujets. Raul Castro, qui a promis d’alléger le fardeau des contraintes bureaucratiques pesant sur la société cubaine, a enclenché une dynamique réformatrice, libérant par exemple la vente au public des ordinateurs ou l’accès à la téléphonie portable.
Fidel Castro, lui, n’a jamais fait mystère de son hostilité à toute mesure d’assouplissement du régime, qu’elle soit d’ordre politique ou économique.
Comme pour démentir à l’avance l’existence de divergences avec son frère, le leader cubain, qui aura 82 ans en août, a écrit : « je ne suis, ni jamais ne serai, un chef de fraction ou de groupe. On ne peut pas en déduire pour autant qu’il y a des batailles au sein du Parti. J’écris parce que je continue à lutter et je le fais au nom des convictions que j’ai défendues toute ma vie. »
Dans ces conditions, le discours de Raul Castro du 26 juillet, fête nationale, est attendu avec impatience par la population, déconcertée par le gel apparent de la dynamique réformatrice qu’il avait semblé vouloir impulser, et de plus en plus convaincue que, du vivant de son frère, il n’aura guère les moyens de sa politique.

Francebourse.com, avec AFP

 
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