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Article du 05/02/2008

Société Générale : Jérôme Kerviel refuse d'être « le bouc émissaire de la Société Générale »

Mnemo : GLE

Dans un entretien exclusif à l’AFP, le trader mis en cause dans la fraude qui a coûté 5 milliards d’euros à la Société Générale s’explique.
« J’ai été désigné (comme unique responsable, ndlr) par la Société Générale. J’assume ma part de responsabilité mais je ne serai pas le bouc émissaire de la Société Générale », a expliqué le trader à l’AFP, lors d’une rencontre au cabinet parisien de son avocate, Me Elisabeth Meyer.
Chemise blanche à carreaux et jeans, le courtier le plus célèbre au monde s’est exprimé pour la première fois tout en refusant de rentrer dans les détails de l’affaire pour « réserver ses déclarations aux juges ». Lors de l’entretien, il s’est défendu d’avoir voulu fuir et d’être « suicidaire » ou « dépressif », en réponse à ceux qui l’ont présenté comme instable. Toutefois, le jeune homme a expliqué « ne pas avoir encore à l’heure actuelle pris la mesure » des répercussions internationales de l’affaire dont il suit la chronique « dans les journaux et sur internet ». « Il y aurait beaucoup de choses à dire. Il y a beaucoup de déformations dans la presse », a-t-il dit sans toutefois fournir d’exemples.
Jérôme Kerviel a été mis en examen le 28 janvier pour « faux et usage de faux, abus de confiance et introduction dans un système de traitement automatisé de données informatiques ». Il a été placé sous contrôle judiciaire et a été entendu lundi sur le fond du dossier par les juges qui l’avaient mis en examen.
« On perd la notion des montants quand on est engagé dans ce genre de métier. C’est dématérialisé. On se laisse un peu emporter », s’est justifié le trader qui a engagé au nom de la Société Générale des positions dépassant les 50 milliards d’euros. « Je n’ai jamais eu d’ambition personnelle dans cette affaire. L’objet, c’était de faire gagner de l’argent à la banque », a-t-il ajouté.


Francebourse.com, avec AFP


 
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