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Article du 05/06/2019

Interview de Nicolas Pollet PDG d'INVIBES

JDH : Mr Pollet, bonjour et merci de vous prêter au jeu de l’interview, pour informer les fidèles lecteurs de Francebourse. Vous êtes le PDG d'Invibes. Je vous avais interrogé il y a 3 ans, mais je pense que nos lecteurs ne s'en souviennent pas. En quelques mots, pouvez-vous nous présenter votre activité et vous présenter?

NP : Bonjour Mr Haddad. Merci pour votre invitation.
Invibes est une société technologique qui a été créée en 2011 par Kris Vlaemynck et moi-même. Elle développe des technologies 100% propriétaires qui permettent aux annonceurs d’augmenter l’efficacité de leurs campagnes publicitaires en ligne.
Plus concrètement, à l’image d’acteurs comme Google et Facebook, nous développons des algorithmes de ciblage et des expériences publicitaires innovantes qui permettent d’obtenir de meilleurs résultats que les bannières de publicité classiques.

JDH : Je me souviens que vous êtes un spécialiste de la publicité en ligne, mais que votre particularité c’est que votre format est exclusivement In-Feed. Vous disiez que c'est un format qu’on ne voit habituellement que sur les plateformes sociales comme Facebook et Linkedin mais que vous permettez d'élargir la diffusion de ce type de format aux sites média, comme Francebourse par exemple. Aujourd'hui, où en êtes-vous? Votre offre est toujours la même, a-t-elle évolué?

NP : En effet, nous nous concentrons exclusivement sur le format in-feed afin d’en être le spécialiste sur le marché.
L’in-feed est une publicité qui se positionne dans le flux de lecture du contenu. Ce sont les réseaux sociaux qui ont été les premiers à lancer ce type de publicités insérées entre les posts des internautes.
Invibes a rapidement développé le même type de formats mais en les insérant dans les contenus des sites média qui jusque là ne proposaient que des bannières autour de leur contenu (bannières en haut ou sur le côté).

JDH : Que je sois annonceur ou lecteur, quel est l’intérêt de ce type de format ?

NP : Un des principaux avantages du format in-feed est qu’il est très visible puisqu’il se trouve au cœur du contenu : l’internaute qui lit son article ne peut pas rater la publicité.
Afin de pouvoir positionner une publicité dans le contenu sans la rendre intrusif pour les lecteurs, Invibes a conçu un format in-feed unique, très différent des bannières classiques qui souvent gênent les internautes.
Le format in-feed d’Invibes est éditorialisé et bénéficie d’une trentaine d’expériences publicitaires très innovantes. Ainsi, en plus d’être visibles, nos publicités attirent l’attention des internautes et génèrent des taux d’interactivité jusqu’à 20 fois plus importants que les bannières classiques.
Le résultat de tout cela est que la plupart de nos clients nous classent régulièrement parmi les « Best Performers » (c’est-à-dire les meilleurs acteurs) de leur plan de communication.

JDH : Qui sont vos clients? Les annonceurs ou les supports?

NP : Nos clients sont les grandes marques annonceurs et leurs agences média (Havas, OMD, GroupM, Publicis...)
En 2018, nous avons eu 200 annonceurs qui ont au moins réalisé une campagne avec Invibes : Mercedes, Samsung, Air France, Leclerc, Cisco, IBM…
Ces annonceurs viennent de tous les secteurs : automobile, distribution, tourisme, santé, services,…
C’est le secteur automobile qui est notre premier secteur.

JDH : Pouvez-vous nous parler de l'évolution des revenus et bénéfices d'Invibes au cours de ces 3 dernières années?

NP : Invibes est une société à forte croissance.
En 2015, nous avons réalisé 1,7 M€ de chiffre d’affaires et ce chiffre est passé à 6,1 M€ en 2018, soit une croissance de 259%.
Depuis notre création, nous avons toujours fait plus de 50% de croissance annuelle, et nous souhaitons continuer dans cette tendance pour les années futures.

Au niveau des résultats, l’entreprise reste bénéficiaire ce qui est très important pour nous car cela prouve que le modèle économique est pérenne.
Nous pourrions évidemment accroître fortement la profitabilité mais cela serait au détriment de la croissance. A notre stade de développement, il est important que la société continue de croître, notamment avec l’ouverture de bureaux à l’international.

JDH : On peut voir que vous avez fait un très bon exercice 2018. Avec une belle croissance du CA et un résultat net positif. Néanmoins le résultat d'exploitation était négatif, pourquoi?

NP : Notre objectif principal actuellement et pour l’année prochaine est l’ouverture de bureaux à l’étranger.
Pour lancer cette phase d’internationalisation, nous avons dû passer un cap avec le recrutement de 28 nouveaux collaborateurs qui ont pesé sur les comptes de 2018 : il faut donc voir cette baisse du résultat d’exploitation comme un investissement en vue de notre développement international.

JDH : Sur 2018, tout votre CA a été réalisé en France?

NP : Sur les 6,1 M€ réalisés en 2018, 4,8 M€ provenaient de la France, soit près de 80% du CA.
Le reste a été réalisé majoritairement en Suisse et Espagne.

JDH : Pouvez-vous nous parler de vos projets d’internationalisation ? Les avez-vous entrepris?

NP : Comme indiqué précédemment, les projets d’internationalisation sont une de nos priorités, et ce pour 2 raisons : la première est de pouvoir développer de nouveaux marchés à partir de la même plateforme technologique. La deuxième est de pouvoir attirer des budgets publicitaires globaux (exemple avec une campagne européenne) que la société ne peut pas signer sans une présence dans plusieurs pays.

Aujourd’hui la Suisse et l’Espagne tournent bien avec des campagnes diffusées quotidiennement sur ces 2 marchés.

JDH : Quels sont vos pays cibles?

NP : Nous avons également ouvert 2 bureaux en Allemagne (Munich et Francfort) et commençons à lancer des premiers supports en partenariat.
En 2019, nous avons pour objectif d’ouvrir l’Angleterre, l’Italie et l’Autriche.

JDH : Je présume que ces projets sont consommateurs de cash. Cela signifie-t-il qu'il pourrait y avoir un trou d'air au niveau des bénéfices sur les 2 exercices à venir?

NP : En effet, il faut choisir entre développement et profitabilité.
Après 6 ans d’activité, nous savons que les bases de notre modèle économique sont saines.
Aussi, nous bénéficions d’un très bon taux de satisfaction et de fidélisation de nos clients et supports partenaires.
Dans ces conditions, nous sommes convaincus que c’est le bon moment pour accélérer.

JDH : Et ensuite, si tout se passe bien, jackpot? Peut-on le voir ainsi?

NP : Oui on peut le voir ainsi. En tout cas c’est l’objectif.
Si nous parvenons à créer plusieurs pays comme la France (la Suisse et l’Espagne sont bien partis pour le devenir) qui reposeront tous sur la même plateforme technologique, alors oui le modèle économique de notre société sera très vertueux.

JDH : Comment voyez-vous Invibes dans 5 ans?

NP : Invibes sera de plus en plus une société technologique avec davantage de solutions innovantes pour les annonceurs afin d’accroître l’efficacité de leurs campagnes en ligne.
L’intelligence artificielle et la Data seront notamment au cœur de nos algorithmes de ciblage.
Pour rappel, en 2018 nous avons acquis 51% de la société ML2Grow fin et avons déployé les premières bases de notre projet Data.
Ces investissements sont justement là pour renforcer notre expertise technologique et préparer les bases d’Invibes dans 5 ans.

JDH : Avez-vous des dettes?

NP : Oui, nous avons 1,9 M€ de dettes à fin 2018, et avons de l’autre côté 3,6 M€ de cash.
Nous sommes donc en situation de net cash positif à hauteur de 1,7 M€

JDH : Il y a des centaines d'entreprises comme la votre sur un tas de domaines différents, pas forcément cotées en bourse. Etes-vous content d'être coté? Que vous apporte la cotation?

NP : Oui nous sommes très satisfaits d’être coté, et ce pour de multiples raisons : opportunités pour les opérations capitalistes, processus de levées de fonds plus rapides, visibilité sur le marché, crédibilité auprès de nos clients & partenaires,…

JDH : Vous n'avez pas de visa AMF?

NP : Non pas encore. Cela n’était pas une de nos priorités.

JDH : Donc pas d'appel public à l'épargne?

NP : En effet. Mais peut-être que cela viendra.

JDH : Que souhaitez-vous dire de plus à nos lecteurs concernant votre entreprise?

NP : Je pourrai parler pendant des heures de nos innovations, mais on rentrerait dans des détails technologiques qui n’intéresseront pas vos lecteurs.
Je pense que ce qui intéresse vos lecteurs repose sur le sujet fondamental du succès commercial : qui sont nos clients et sont-ils contents / est-ce qu’ils reviennent ?

Si on regarde le secteur automobile, nous avons presque toutes les grandes marques comme clients :
Audi, BMW, Citroën, DS, Fiat, Ford, Hyundai, Jaguar, Jeep, Kia, Land Rover, Nissan, Mini, Mercedes, Opel, Peugeot, Renault, Seat, Skoda, Toyota, Volvo, VW.
Et la plupart de ces annonceurs sont des clients depuis plus de 3 ans !
Combien de sociétés peuvent se vanter aujourd’hui d’avoir d’aussi belles références comme clients fidèles ?

JDH : Pour finir, ma rituelle question : Quel est le chef d’entreprise que vous admirez le plus et/ou que vous auriez aimé être ?

NP : Question très difficile… il y a tellement de chefs d’entreprise incroyables, tout secteur confondu.
Si je dois en citer un qui sort du lot, peut-être que cela serait Richard Branson.
Il a réussi à créer un groupe international avec une marque à la fois forte et disruptive, et surtout en gardant son image moderne et positive, en externe et en interne.
C’est un exploit, et c’est tout cela ensemble qui fait sa vraie réussite !

JDH : Merci beaucoup!

NP : Merci à vous !

 
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