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FLASH INFO BOURSE - Ormuz : Washington reprend la main, les marchés se réorganisent

Article du 14/04/2026
Chères lectrices, chers lecteurs,

Les choses se précisent au Moyen-Orient, et elles se précisent dans un sens très particulier. Les États-Unis ne contrôlent pas juridiquement le détroit d’Ormuz, bien sûr, mais ils cherchent désormais très clairement à en reprendre la main sur le plan stratégique. Après l’échec des discussions avec l’Iran, Washington a lancé un blocus contre les ports iraniens, tout en laissant transiter les navires neutres, et la Maison-Blanche avait déjà fait savoir il y a quelques jours que l’objectif prioritaire de Donald Trump était une réouverture d’Ormuz sans restriction ni péage. Plusieurs observateurs commencent donc à se demander si ce rétablissement d’une forme de tutelle américaine sur ce passage-clé n’était pas, dès le départ, l’objectif implicite de Trump.

Cette lecture, qu’on la partage ou non, éclaire bien la réaction actuelle des marchés. Nous ne sommes pas dans un scénario de paix véritable, ni dans un scénario de normalisation complète. Nous sommes dans une configuration intermédiaire, plus subtile : les tensions demeurent, le pétrole ne s’effondre pas, mais le marché estime que le risque extrême de paralysie totale du commerce énergétique mondial s’éloigne partiellement. Le résultat est très clair : les cours du Brent restent élevés, proches de 99 à 100 dollars malgré les fluctuations, tandis que de nombreuses actions repartent à la hausse.

Autrement dit, nous entrons dans une phase de marché assez favorable, mais favorable d’une manière très particulière. Le pétrole ne baisse pas franchement, parce que la zone reste sous tension et que la situation demeure instable. Mais en parallèle, un certain nombre de titres remontent, en particulier les dossiers plus spéculatifs qui avaient été délaissés dans la phase précédente. Cela ne signifie pas que tout redevient simple. Cela signifie simplement que le marché cesse, pour un temps, de ne voir que le pire. Dans ce type de moment, les recoveries bien choisies peuvent continuer à avancer, et les titres qui avaient été trop brutalement sanctionnés retrouvent de l’air.

C’est précisément dans ce contexte que notre portefeuille CROISSANCE démontre, une fois de plus, la force de sa construction. Géré de manière adaptative, il ne dépend pas d’un seul scénario, ni d’un seul narratif. Sa diversification structurelle, la longueur de sa portée, sa capacité à se déployer dans plusieurs directions du marché à la fois, lui permettent d’absorber les chocs puis de profiter du retour de l’appétit pour le risque. Il remonte ainsi à +7,55% depuis le 1er janvier et revient désormais à seulement un point de ses plus hauts historiques atteints à la fin du mois de février. Cette performance, dans une année aussi heurtée, est tout simplement remarquable.

Quant au portefeuille RENDEMENT, il continue d’avancer comme il le fait depuis des mois : sans agitation inutile, mais avec une solidité impressionnante. C’est, d’une certaine manière, le “sumo” des portefeuilles boursiers : massif, stable, difficile à déplacer, capable d’encaisser sans se désarticuler. Lui aussi évolue désormais autour de +8% depuis le 1er janvier et se situe à des records historiques. Dans une année tourmentée, dominée par des tensions géopolitiques, des hésitations sur les taux et des rotations sectorielles incessantes, voir nos deux portefeuilles converger vers de telles performances de 8% en moins de 4 mois, en dit long sur la robustesse de notre méthode.

Et il faut bien voir que tout cela s’inscrit dans le prolongement direct de 2025. Nous ne sommes pas dans un simple “bon début d’année malgré le contexte” isolé. Nous sommes dans la continuité d’une logique de gestion qui repose à la fois sur la structure, sur le money management, et sur une lecture du marché qui ne s’arrête ni aux bilans comptables ni aux graphiques bruts, mais qui intègre aussi les narratifs dominants, les hiérarchies implicites entre secteurs, les changements de statut social des actions, et les effets de bascule psychologique.

La période reste complexe. Rien n’est complètement réglé. Les tensions autour d’Ormuz demeurent, le blocus américain lui-même peut susciter de nouvelles réactions, et les discussions diplomatiques ne sont pas totalement enterrées puisqu’une reprise des pourparlers reste évoquée. Mais le marché, pour le moment, considère qu’un verrou majeur a sauté : celui du scénario d’asphyxie totale. C’est ce soulagement relatif, et non une paix véritable, qui alimente le mouvement actuel.

Je reviendrai très vite sur cette séquence, car elle est riche d’enseignements. Elle montre à quel point le monde ne se laisse plus lire selon des catégories simples. Et elle montre aussi, une fois de plus, que dans un univers aussi instable, ce n’est pas la rigidité qui protège, mais la bonne architecture.

Et plus que jamais les infrastructures stratégiques restent au coeur de la problématique. Nous avons publié un dossier il y a 2 semaines sur le sujet :
www.francebourse.com
Comme je l'ai indiqué hier, là c'est du +8% en 2 semaines si je prends une équipondération des 15 valeurs du dossier.

Je rappelle que j'ai aussi envoyé 3 short lists de printemps ces dernières séances :
www.francebourse.com
www.francebourse.com
www.francebourse.com

Jean-David Haddad
Rédacteur en chef de Francebourse.com
Inventeur des morphotypes de portefeuilles
Analyses CAC 40

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