Suite à la mauvaise performance du titre O2I sur les dernières années, nous avons rencontré le PDG Jean-Thomas Olano, pour une interview qui sera intégralement publiée et commentée dans la lettre PEPITES du 1er janvier 2011
Voici une partie de cette interview :
JDH : Mr Olano, nous vous avons fait confiance durant les 5 dernières années, et à ce jour, force est de constater que nous sommes déçus devant l'incapacité de O2I à faire de la marge, ce qui a valu à votre groupe d'être qualifié de "champion de la croissance non rentable". Que pensez-vous de cette réputation et comment envisagez-vous de la modifier? JTO : Tout d'abord je vous remercie de cette confiance, et je remercie aussi vos lecteurs qui nous font encore confiance, même si il est vrai que les résultats n'ont pas été au rendez-vous. L'expression "champion de la croissance non rentable" est juste lorsqu'on ne tient pas compte de la dynamique d'évolution et qu'on ne fait que juxtaposer des photos prises à différents moments de la vie de O2I. Elle n'est pas exacte lorsqu'on regarde le film de la vie du groupe O2I. Je vous rappelle que nous avons acquis en 2006 la société M2I Formation, et que nous y avons progressivemenr greffé 15 autres sociétés de formation dont la plus importante acquise en avril 2008. Tout cela a été fusionné avec le périmètre existant, à savoir le périmètre ingénierie. Certes ces acquisitions n'avaient pas du tout été anticipées au moment de notre introduction en bourse, mais la vie d'une entreprise n'est pas toujours strictement planifiée à l'avance, et heureusement! Quand on fusionne deux sociétés de taille semblable, contrairement à ce qui est écrit dans les livres, on n'a pas 1+1=3 ni même 1+1=2 mais plutôt 1+1=1.7 ou 1.8 du moins au cours des premières années. JDH : Autrement dit, les synergies n'ont pas été au rendez-vous? JTO : Pendant les deux premières années, on n'a pas de synergies positives mais négatives car pour intégrer une nouvelle entité de même taille que le périmètre existant, il faut que les énergies des ressources humaines se tournent vers l'interne (organisation, logistique, etc) plus que vers la production. Même les grandes entreprises comme Alcatel (avec l'intégration de Lucent) sont passées par là JDH : Maintenant que ces deux ans sont passés, les synergies positives vont-elles enfin se mettre en place?
La suite de l'interview se trouvera dans la lettre PEPITES du 1er janvier, ainsi que des commentaires et analyses.