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Article du 16/01/2018

Interview exclusive du DG de PRODWARE par JDH

Jean-David Haddad a rencontré, pour les lecteurs de Francebourse, un des trois dirigeants-clés de la société Prodware, qui a fait un magnifique parcours boursier en 2017. Une publi-interview exclusive pour mieux connaitre qui se cache derrière cette belle réussite !

JDH : Monsieur Conrard, bonjour. Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de Francebourse ? En particulier, votre fonction chez Prodware, votre ancienneté, votre parcours, etc.

SC : Bonjour. Je suis Directeur Général délégué à la finance depuis 16 ans. Je suis ancien expert-comptable de chez Price Waterhouse.

JDH : Depuis quand existe Prodware ?

SC : 1989.

JDH : Comment et pourquoi êtes-vous entré ?

SC : J’étais l’expert-comptable de la société de 2001 à 2007, et, au moment de l’introduction en bourse de Prodware, et devant la nécessité de structurer la fonction, je suis entré comme DAF à la demande de Mr Bouaziz, le Président de la société. Puis je suis passé DGD (ndlr : Directeur Général Délégué) en 2008 et maintenant je suis, également, le CFO du groupe.

JDH : Pas évident d’abandonner une carrière d’expert-comptable pour une aventure entrepreneuriale !

SC : C’est vrai… mais le challenge était passionnant et j’ai voulu aider Prodware à grossir !

JDH : Votre frère travaille aussi avec vous…

SC : Oui, tout à fait. Après différentes expériences dans le marketing et la vente dont la dernière chez Sage, le célèbre géant mondial du logiciel pour PME en tant que Directeur marketing du marché Mid Market pour la francophonie, Alain nous a rejoint il y a 15 ans en tant que DG France, c’est désormais le CEO du Groupe

JDH : Puisque nous sommes dans l’historique de cette belle success-story qu’est Prodware, pouvez-vous nous parler de la croissance passée. Quels furent les taux de croissance pour passer d’une PME locale à un groupe international qui réalise pas loin de 200 millions d’euros de CA ?

SC : De 2001 à 2010, Prodware faisait de la croissance de 20 à 25% par an. Nous nous sommes tournés vers l’international à partir de 2010 car les clients sont devenus plus gros et c’est là que nous avons « entré » l’offre de Microsoft qui a contribué à notre changement de dimension.

JDH : Alors… justement… cette offre de Microsoft, pouvez-vous nous en parler, nous expliquer simplement en quoi elle consiste ?

SC : Alain vous en parlera dans une prochaine interview qu’il souhaite donner aux lecteurs de Francebourse qui nous font confiance depuis un certain temps. Je vais néanmoins en dire quelques mots. C’est une offre qui permet, quand vous mettez à jour une base de données, de la mettre à jour partout et même temps. Bon… soyons concrets. Vous vous appelez Haddad, avec 2D…

JDH : Oui… j’y tiens ! (rires)

SC : Bon, supposons que nous vous vendions notre solution. Vos équipes, admettons, ont oublié un D et ont écrit Hadad pour votre nom. Grâce à notre solution, lorsqu’on corrige l’erreur, elle sera corrigée partout simultanément : sur votre compte twitter, sur les logiciels, sur les objets connectés, etc etc. Bref, partout ! Nous vendons donc cette solution qui permet aux acheteurs un gain de temps considérable. C’est ce qu’on appelle la complétude de l’offre.

JDH : Cette offre… Quel pourcentage de votre chiffre d’affaires représente-t-elle ?

SC : 80%.

JDH : Monde entier ?

SC : monde entier.

JDH : Vous avez une exclusivité ?

SC : Non. Aucune exclusivité. Mais nous sommes numéro 1, en zone EMEA. Nous avons érigé des barrières à l’entrée… énormes ! Nous avons mis 10 ans pour cela. Demain vous pouvez venir nous concurrencer, mais bon courage ! Il vous faudra des dizaines de millions d’euros à dépenser en formation, en offres fonctionnelles complémentaires à l’ERP etc….., des années de développement pour construire un réseau et une offre globale mondiale, un relationnel énorme dans ce milieu… Autant nous racheter !

Rires…

JDH : Pour changer de sujet à présent, le cours de Prodware a fait une très belle performance en 2017. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

SC : Remettre l’actionnaire au cœur de la politique de l’entreprise, au cœur de nos intentions. Nous sommes très heureux de cette performance. Nous avons repris le dividende aussi. Et nous avons fait une politique de relution en achetant quasiment 10% de nos propres titres. Soit 5 millions d’euros de titres ! Tout cela a évidemment plu au marché. Nous pensons à nos actionnaires.

JDH : Votre titre avait été en difficultés au cours des années précédentes. Pourquoi ?

SC : Notre titre a été indûment sanctionné en raison de notre acquisition du groupe Qurius en 2012, groupe néerlandais, positionné exclusivement sur le monde Microsoft. Un groupe en difficultés mais payé à la moitié de sa valeur boursière à l’époque, à une époque d’ailleurs où le marché valorisait très mal les entreprises. Nous avons profité de la crise. La restructuration a pris plusieurs années, pays par pays. Trois ans en tout. En 2015 nous avons annoncé qu’en 2016 il n’y aurait plus de couts de restructuration dans les comptes. Le marché a eu du mal à y croire… et pourtant il n’y a plus jamais eu de couts de restructuration dans les comptes ! Le marché a alors repris sa confiance en Prodware !

JDH : Eh oui… entre une entreprise et le marché c’est une histoire de confiance ! Aujourd’hui, Monsieur Conrard, quelles sont les perspectives ?

SC : Renforcement des zones géographiques… Surtout européennes, pour devenir le leader dans certains pays comme Allemagne, Benelux, Grande-Bretagne.

JDH : Quels taux de croissance annuels moyens espérez-vous sur les 3 à 5 prochaines années ?

SC : Pas de prévisions. Ce que je peux vous dire, c’est qu’aux Etats-Unis, une grande partie des logiciels MBS sont désormais vendus en mode SAAS. Je m’explique : une voiture, vous pouvez l’acheter ou bien faire de la location en longue durée. Eh bien, le système SAAS est équivalent à la location longue durée. Si lLa lame de fond du SAAS vient en Europe, un peu plus lentement, mais je peux vous dire que la croissance sera très élevée sur ces offres, dans les années à venir !

JDH : Allez-vous poursuivre la réduction de l’endettement ?

SC : Oui et corrélativement l’amélioration de nos marges.

JDH : Ultime question, habituelle pour tous les chefs d’entreprise que j’interroge pour la première fois. Nos lecteurs l’attendent avec impatience… Quel chef d’entreprise auriez-vous aimé être ou à défaut, que vous admirez le plus ?

SC : Je peux être franc et citer quelqu’un connu de tous ?

JDH : Bien sûr !

SC : Ce serait Bill Gates. Bill Gates pour son côté créateur, précurseur, et mondial. Il avait vu la mondialisation. Il a ouvert le monde informatique à tous. Un monde qui était réservé à des professionnels. Comme Steeve Jobs d’ailleurs. Ce sont les géants de l’après-guerre.

JDH : Merci Stephane pour cette très belle interview !

SC : Merci à vous !

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