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Article du 31/05/2018

JDH a rencontré les dirigeants d'ASIT BIOTECH

En déplacement à Bruxelles récemment, Jean-David Haddad a rencontré les dirigeants de la société Asit Biotech, en les personnes de Thierry Legon (PDG) et Everard van der Straten (Directeur financier), pour une interview croisée exclusive pour les lecteurs de Francebourse.

JDH : Messieurs, en quelques mots, pouvez-vous nous présenter votre société Asit Biotech ?

EVDS : Déjà il est utile de dire qu’Asit Biotech est un spin-off de l’Université libre de Bruxelles. En effet, chez nous, les universités sont des pépinières d’entreprises et d’idées nouvelles.

JDH : Intéressant… Depuis quand existe Asit ?

TL : 1997

JDH : Qui l’a fondée ?

TL : Moi. Avec une série de professeurs de l’Université de Bruxelles.

JDH : Ces enseignants sont-ils toujours présents ?

TL : Oui, il reste le professeur Jean Duchateau au Conseil d’Administration.

JDH : Everard, vous êtes donc arrivé après si je comprends bien. Quand exactement ?

EVDS : En 2007. Je suis arrivé comme petit investisseur et le projet m’intéressait, la société se recentrant à ce moment-là sur ses activités dans l’immunothérapie des allergies. Ce recentrage a été possible grâce à un tour de table de l’ordre de 5 millions d’euros, organisés par des investisseurs privés (une quarantaine).

JDH : Et aujourd’hui combien reste-t-il de ces investisseurs privés ?

EVDS : Nous ne le savons pas exactement car nous sommes côtés en bourse, donc il y en a qui entrent et d’autres qui sortent…

JDH : Et depuis quand êtes-vous en bourse ?

En cœur : 2016

JDH : La bourse vous apporte-t-elle ce que vous recherchiez ?

EVDS : Oui, la visibilité que l’on recherche mais aussi la crédibilité.

TL : Je complète, en rajoutant que la bourse apporte aussi une certaine objectivité de la valeur de notre entreprise et cela c’est important. La bourse apporte aussi une clarté, et ouvre une palette de financement plus variée.

JDH : Justement… où en sont actuellement vos besoins de financement ?

EVDS : Si on analyse nos résultats de l’an dernier, nous avons moins de 5 millions d’euros de frais généraux et une dizaine de millions d’euros de dépenses de R&D dans lesquels une grande partie sont des frais de sous-contractants liés à la réalisation d’études cliniques faites par des tiers. On peut moduler notre cash-burn en fonction de ce que l’on décide de faire comme développements cliniques.

TL : Le cout d’un essai clinique, c’est 10 à 20K€ par patient traité. Et plus on monte dans les phases, donc plus on se rapproche de l’homologation du médicament, plus on a de patients à traiter.

JDH : Et présentement, vous en êtes en phase 3, c’est bien cela ?

EVDS : La phase 3, nous la préparons activement sur une de nos indications (rhinite au pollen de graminés) pour éventuellement la réaliser avant le printemps 2019, si les fonds arrivent.

JDH : Par quels moyens attendez-vous l’arrivée de ces fonds ?

EVDS : En décembre 2017, notre AG a approuvé une augmentation de capital de 3 millions d’actions, assorties de 6 millions de BS. Chaque BS donnant droit à une action nouvelle. L’augmentation de capital a été fixée au prix de 3.83€ par action, qui est aussi le prix d’exercice ces BS. L’échéance du premier BS est fixée au 30 juin 2018 et celle du second BS au 31 décembre 2019. Mais ce dernier ne pourra être exercé que si le premier BS est exercé. L’AK de 3 millions d’actions a été totalement souscrite début 2018 et une partie des BS1 ont déjà été exercés. Ce qui nous a permis de réaliser une AK de 14 millions d’euros.

TL : Le solde des BS encore ouverts, à exercer avant le 30 juin de cette année, dont très bientôt, représente un peu moins de 9M€. Et nous avons besoin de l’exercice de ces BS pour pouvoir réaliser la phase 3.

JDH : En supposant que vous arriviez à lever ces fonds via l’exercice des BS, quelles sont les perspectives ensuite, une fois la phase 3 réalisée

EVDS : Une fois la phase 3 réalisée, il faudra analyser les résultats … Nous espérons bien sûr qu’ ils soient bons… avec un traitement des patients probant. Alors nous demanderons une autorisation de mise sur le marché allemand de notre « candidat produit » révolutionnaire pour le rhume des foins, qui touche beaucoup de monde.

JDH : Pourquoi précisément l’Allemagne pour commencer ?

TL : Car l’Allemagne est le plus gros marché mondial en termes de ventes de produits d’immunothérapie !

JDH : Et si cela s’enchaine bien, viserez-vous les USA ?

TL : Nous sommes en interaction avec la FDA, c’est tout ce que je peux dire à ce stade. Mais évidemment, les USA sont un objectif !

JDH : Votre rêve, messieurs, si tout s’enchaine comme vous le désirez, est-ce de développer un laboratoire pharmaceutique ou bien de vous faire racheter ?

TL : Il faut être opportuniste ! Un immeuble peut se vendre si le prix proposé est bon. Mais il peut aussi se vendre par appartements !

JDH : Une dernière question…

Interrompu…


TL : Attendez… Avant votre dernière question… J’ai quelque chose d’important à dire…

JDH : Bien sûr…

TL : Puisque vous parlez de nos objectifs, je voudrais dire que nous avons une plateforme technologique qui nous permettra d’aller beaucoup plus loin que le traitement des rhinites par immunothérapie. Nous pourrons, grâce à cette plateforme, étendre l’immunothérapie aux acariens, aux allergies alimentaires comme les allergies au lait de vache, aux cacahuètes, au blanc d’œuf, etc. Autre point important : nous avons démontré avec un laboratoire anglais reconnu comme le deuxième meilleur au monde, que le système immunitaire des patients traités avec notre produit avait été reprogrammé et produisait des anticorps capables de bloquer les réactions allergiques. Donc, vous voyez, nous ne comptons pas nous arrêter à la rhinite !

JDH : Ces précisions sont effectivement très importantes, clairement expliquées et montrent le très fort potentiel d’Asit !

En cœur : Oui c’est exactement cela ! Des domaines où nous pourrons gagner plus d’argent et plus facilement !

TL : Nous sommes les premiers au monde à avoir développé de nouveaux principes actifs pour l’allergie. Si ces principes actifs s’appliquent à tous les domaines évoqués, ce sera banco ! Car ce sera un pas majeur pour les patients et les actionnaires !

JDH : Bon… eh bien j’en viens à ma dernière question. Que je pose toujours lors d’une interview à des dirigeants qui sont interrogés pour le première fois… Quel chef d’entreprise admirez-vous le plus ou auriez-vous rêvé d’être ?

EVDS : Jobs !

JDH : Ca devient classique, lui qui était si décrié !

TL : Jobs aussi, qui a dit : « je n’engage pas des gens pour leur dire ce qu’ils doivent faire mais pour qu’ils me disent ce que je dois faire »

JDH : Messieurs, un grand merci !

En cœur : Merci à vous.

Depuis cette interview, un important rapport d'analystes indépendants a été publié qui valorise le titre Asit Biotech à 7.3€ par action :

www.edisoninvestmentresearch.com

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