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La croissance du PIB 2007 révisée à la hausse

Article du 15/05/2008

Une bonne nouvelle. Bercy vient de réviser à la hausse la croissance du Produit Intérieur Brut français pour 2007 à 2,2 %, a annoncé ce matin sur Europe 1 la ministre de l’Economie Christine Lagarde. La précédente estimation de l’INSEE était de 1,9 %.
Et pour le gouvernement qui tablait pour 2007 sur une croissance comprise entre 2 % et 2,5 %, ce nouveau chiffre vient corroborer des promesses qui semblaient difficiles à tenir compte tenu de la crise financière depuis l’été dernier et de la dégradation de la conjoncture économique, française et mondiale dans son ensemble. « On s’est beaucoup moqué de moi quand j’ai dit nous ferons au moins 2 % », « on sort à 2,2 % c’est plus que la fourchette basse de nos prévisions », s’est réjouie Chrsitine Lagarde. Du coup, ce matin, les auditeurs d’Europe 1 ont pu écouter « un ministre de l'Economie qui se réjouit et qui jubile », a-t-elle dit.
Selon l’INSEE, la croissance du PIB s’est établie en 2007 à 2,1 %, en données corrigées du nombre de jours ouvrables et à 2,2 % en données brutes.
A noter toutefois que la croissance du PIB du quatrième trimestre a été révisée à la baisse par l’Institut de la statistique, à 0,3 % après 0,4 % dans une précédente estimation.

Par ailleurs, le produit intérieur brut de la France a progressé de 0,6 % au premier trimestre 2008, a annoncé Christine Lagarde, juste avant la publication officielle des chiffres par l’INSEE.
La France table désormais sur une progression du PIB comprise entre 1,7 % et 2 % pour cette année. La ministre a jugé « outrageusement pessimistes » les prévisions de la Commission européenne qui voit la croissance française baisser et se prépare à envoyer une mise en garde à Paris sur ses comptes publics.
En début de semaine en effet, Bruxelles a mis en garde contre des risques de dérapage de déficits publics en France. Selon les dernières prévisions de la Commission Européenne fin avril, Paris se rapproche de la limite maximale de 3 % du PIB tolérée dans l’UE pour le déficit public annuel. Il devrait atteindre 2,9 % cette année, puis 3 % en 2009, selon Bruxelles. La question se pose désormais de savoir si Paris est en mesure d’atteindre l’objectif de l’équilibre de ses finances publiques en 2012, après s’être affranchi de l’objectif de zéro déficit en 2010.
Toutefois, la révision à la hausse du PIB a entraîné celle à la baisse la dette publique de la France en 2007, révisée à 63,9 % du PIB, contre 64,2 % précédemment, selon les chiffres de l’INSEE.

Francebourse.com – Alexandra Voinchet, avec AFP
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