La probable chute du gouvernement Bayrou effraye le CAC 40
Article du 28/08/2025
La Bourse de Paris traverse une zone de turbulences. Depuis ce début de semaine, le CAC 40 a perdu son enthousiasme, sous l’effet d’une nouvelle crise politique en France.
Le Premier ministre François Bayrou a annoncé qu’il engagerait la responsabilité de son gouvernement le 8 septembre lors d’un vote de confiance sur son plan d’austérité de 44 milliards d’euros.
Or, les oppositions — gauche, écologistes et Rassemblement national — ont déjà annoncé qu’elles voteront contre ce projet. La probabilité d’une chute du gouvernement est donc forte, faisant planer une nouvelle période d’incertitude politique et budgétaire.
Impact immédiat sur les marchés
Le CAC 40 a reculé de plus de 3 % sur les séances de lundi et mardi, après avoir déjà buté sur la résistance technique des 8 000 points. Il a du mal à s'en remettre même si il remonte légèrement.
Les obligations françaises sont également sous pression : le taux à 10 ans remonte vers 3,5 %, un niveau qui inquiète pour la soutenabilité de la dette souveraine.
Cette nervosité s’inscrit dans un contexte déjà marqué par les craintes autour de la Réserve fédérale américaine et de l’évolution de l’inflation en zone euro.
Pourquoi cela inquiète autant ?
Les marchés détestent l’incertitude politique. L’éventuelle chute du gouvernement Bayrou rappelle aux investisseurs la crise de 2024, où la paralysie institutionnelle française avait déjà provoqué une fuite des capitaux et une forte correction boursière.
La situation actuelle risque de fragiliser encore davantage la crédibilité budgétaire de la France, au moment où Bruxelles surveille de près les déficits publics.
Ce qu’il faut retenir
-Le CAC 40 baisse non pas en raison des résultats des entreprises, mais à cause du risque politique français.
-Le gouvernement Bayrou pourrait tomber dès le 8 septembre, ouvrant une nouvelle phase d’instabilité.
-Les investisseurs internationaux privilégient, pour le moment, d’autres places européennes : l’Ibex espagnol, par exemple, ne perd que 0,6 % aujourd’hui, contre près de –2 % pour le CAC.
Chez FranceBourse, nous suivons de près l’évolution de ce dossier. Nous reviendrons dans nos prochaines analyses sur les valeurs à privilégier pour limiter l’exposition au risque politique français, et sur les opportunités internationales qui se dessinent dans ce contexte.