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Demographie, retraites, dénatalité : conséquences pour votre argent! Interview de Marc Benassy par JDH

Article du 30/06/2026
Interview retranscrite à partir de la vidéo postée sur Francebourse TV : www.youtube.com

Jean-David Haddad : Il y a un sujet qui est extrêmement sous-estimé quand on fait de l’analyse économique et a fortiori de l’analyse financière sur les marchés boursiers : la démographie.
Vous savez que la sociologie est très importante, ainsi que l’anthropologie, mais on ne parle pas assez de la démographie ; pourtant, ça a des conséquences directes sur tout : la macroéconomie, la fiscalité, les secteurs d’activité, les entreprises… Il y a des entreprises qui s’effondrent à cause de la démographie et d’autres qui, au contraire, en profitent.
Les mouvements démographiques sont des mouvements de fond qui sont très importants quand on s’intéresse aux marchés financiers.
J’ai avec moi un spécialiste de la démographie : Marc Bénassy, qui a écrit deux livres. L’un des deux est publié dans la collection « En 1h chrono », chez JDH Éditions : La démographie française actuelle en 1h chrono (https://amzn.to/4eSUivt), qui donne les principes essentiels de la démographie et les explique de manière pédagogique tout en restant assez scientifique mais accessible à tous. Le deuxième est plus focalisé sur la natalité, et en particulier la dénatalité, puisque le taux de fécondité en France s’effondre (1,56 enfant par femme en âge de procréer, ce qui est bien en dessous du seuil de renouvellement de la population, qui doit être normalement de 2,1).
Nous allons donc parler des conséquences économiques des mouvements démographiques sur la société : la baisse de fécondité, les retraites, l’immigration, la fiscalité – ce n’est pas pour rien que tous ceux qui travaillent dans les impôts s’intéressent à la démographie. Puis nous allons nous poser cette question : est-ce que la retraite par capitalisation est indispensable ?
Nous ferons un petit comparatif avec les pays latins et slaves d’Europe pour lesquels la démographie s’effondre encore plus ; je donnerai mon interprétation, puis je laisserai le spécialiste s’exprimer.
Et dans une deuxième partie, nous parlerons des conséquences boursières : quels sont les secteurs à privilégier sur une longue durée ? Est-ce que ça a des conséquences sur les valeurs de croissance VS les valeurs de rendement ? Ce sont des questions qu’il faut se poser en toile de fond.
Je vais maintenant donner la parole à Marc Bénassy. Parlons donc des conséquences de cette baisse du taux de fécondité sur l’économie, la retraite, la fiscalité, etc.

Marc Bénassy : Pour la question cruciale des retraites, le procès des retraites par répartition est ouvert depuis très longtemps, pour une raison très simple : quand on les a créées en 1941, il y avait 10 cotisants pour 1 retraité. Maintenant, en France, on en est à 28 millions de cotisants et 16 millions de retraités, sans compter les ayants droit, c’est-à-dire les conjoints survivants et autres bénéficiaires comme les enfants. Par conséquent, le modèle ne tient pas : soit il faut un taux de cotisation exorbitant – ce qui est le cas dans la fonction publique, mais ce n’est pas grave puisque c’est l’État qui paie – soit les retraites se réduisent comme peau de chagrin, soit la dernière variable d’ajustement, c’est l’âge des retraites. Faire travailler les gens jusqu’à 65, 70, 75 ans, et on peut équilibrer comme ça. Bien entendu, 75 ans, ça ne passera jamais, car il y a des métiers qui sont usants ; mais il y a des tas d’actifs qui ont 75 ans et plus, comme les médecins généralistes de campagne, les prêtres, les chefs d’orchestre, les artistes, etc. Donc ce n’est pas quelque chose d’inimaginable, mais pas dans les structures actuelles du salariat ; on n’imagine pas qu’un ouvrier qui fait les trois 8 puisse travailler jusqu’à 75 ans.
Donc la question de la capitalisation se pose naturellement, mais attention à ne pas faire de contresens. La capitalisation est une répartition indirecte : que ce soit la répartition ou la capitalisation, c’est la sphère active qui nourrit, par définition, la sphère improductive. Par conséquent, si on investit dans des entreprises, on leur fournit des capitaux et elles peuvent se développer, mais ça exige de la main-d’œuvre ; si la main-d’œuvre devient trop rare, forcément, la capitalisation boursière va en pâtir, et tôt ou tard, le modèle de capitalisation s’effondrera aussi.

JDH : Est-ce que ce n’est pas justement pour ça qu’on est en train de développer l’intelligence artificielle aussi rapidement, pour se substituer à l’être humain, parce qu’on sait qu’il y aura une pénurie de main-d’œuvre, en définitive ?

MB : Effectivement, il y aura une pénurie de main-d’œuvre au niveau mondial, puisque le nombre d’enfants par femme au niveau de la planète devrait passer sous la barre des 2,1 avant la fin de la décennie. Actuellement, il est à 2,2 au niveau planétaire, c’est-à-dire que la planète connaîtrait en 2030 ce qu’a connu la France en 1975.

JDH : Ça veut donc dire que quand on nous dit que la planète ne peut plus supporter la croissance démographique, dans 20 ans, on ne le dira plus ?

MB : Ça fait plus de 60 ans qu’on nous bassine avec ça, et effectivement, il y a eu un peu de croissance dans les années 60, 70 et 80, mais dans 20 ans, on ne le dira plus. C’est le problème inverse qui va se poser : non seulement la diminution totale du nombre d’êtres humains avant la fin du siècle, mais surtout un vieillissement extrêmement rapide. La Chine en est l’exemple : ce que la France a vécu progressivement, la Chine le vit de manière extrêmement rapide avec des baisses démographiques de 2 millions d’habitants par an, et 1 enfant par femme. Mao avait voulu la politique de l’enfant unique, mais maintenant, ils rament parce qu’ils n’ont plus assez de main-d’œuvre pour rester l’usine du monde et la première puissance économique.
Je ne peux pas ne pas vous citer la phrase d’Alfred Sauvy, fondateur de l’Institut national d’études démographiques, dans sa Théorie générale de la population publiée en 1972 : « Si importantes sont des questions de population qu’elles prennent une terrible revanche sur ceux qui les ignorent. » Depuis 15 ans, la base de la pyramide des âges française se restreint ; ça n’inquiète personne, les pouvoirs publics pensent à tout sauf à ça, mais on est déjà en train de compter les suppressions de postes dans l’Éducation nationale ; le ministre actuel a annoncé 1 million d’élèves de moins d’ici 20 ans. Donc ça veut dire combien de dizaines, de centaines, de milliers de postes de professeurs en moins ; également tarissement des recrutements, donc vieillissement de la population enseignante, etc. Donc quand on touche à un seul élément de la pyramide des âges, c’est un peu comme un château de cartes : tout peut s’effondrer et il faut ramasser les morceaux avant de partir sur un autre modèle.
À cet égard, on peut citer quelques régions d’Europe. Le plateau danubien, c’est-à-dire le nord de la Bulgarie, est l’exemple de ce que pourrait devenir la Creuse ou la Haute-Marne d’ici 20 ou 30 ans : les champs ne sont plus cultivés, les gares ne sont plus desservies, les écoles sont fermées faute d’élèves, il y a une déprise totale du territoire, c’est donc la porte ouverte à toutes les invasions.

JDH : Alors justement, on a vu que le taux de fécondité en France est très faible (1,56), et c’est nettement pire dans certains pays en Europe, slaves ou latins : en Espagne ou en Italie, on est autour des 1,2. Moi, je fais une corrélation sociologique : ce sont des pays où il y a eu un énorme mouvement d’émancipation de la femme, le patriarcat a véritablement volé en éclats, alors qu’il était peut-être plus présent qu’en France. D’ailleurs, dans les représentations sociales de beaucoup de gens, ça reste encore des pays machistes, mais en fait, ce sont des pays où le patriarcat n’est plus présent, où les femmes travaillent, où il y a des divorces – en Espagne, le taux de divorce est de plus de 70 ou 75 %, ce qui est incroyable. Donc dans tous ces pays-là, il y a une libération totale de la femme : on les voit de plus en plus participer à des concours de sports qu’on considérait autrefois comme masculins ; on les voit prendre le pouvoir, comme en Italie, etc. Donc ça correspond à un mouvement très fort de libération de la femme que, personnellement, je trouve très positive – beaucoup plus que le féminisme à la française – mais est-ce que ce mouvement de libération et d’émancipation totale de la femme, qui mène fatalement à la baisse de la natalité, a des conséquences démographiques ?

MB : La question sous-entend qu’en France, la femme est moins libre que dans ces pays-là ;

JDH : Juridiquement elle n'est autant, socialement elle l'est moins...

MB : Moi, je pense que l’émancipation de la femme s’est faite de façon plus progressive en France, et n’a pas entraîné – c’est un fait – de baisse immédiate de la fécondité. Je citerai le titre de la chanson de Jean-Jacques Goldman, Elle a fait un bébé toute seule, et je pense que ça résume assez bien, parce que les femmes ont obtenu l’autonomie économique en 1965, ensuite l’autonomie juridique en 1970, puis le divorce par consentement mutuel et l’IVG en 1975. Donc ça n’a pas mis complètement par terre le modèle patriarcal dans la mesure où ce n’est pas, par exemple, parce que la femme pouvait exercer une profession sans l’autorisation de son mari dès 1965 qu’en pratique, les femmes dont le mari ne souhaitait pas qu’elles travaillent se sont précipitées sur le marché de l’emploi.
Donc c’est vrai que la France a conservé assez longtemps, jusque vers 2010, un système où l’égalité homme-femme était de plus en plus effective – j’y ai d’ailleurs indirectement concouru – et un taux de fécondité relativement élevé ; il ne faut pas oublier qu’avec 1,56, on reste dans les trois ou quatre pays de l’Union européenne qui ont la fécondité, je ne vais pas dire la plus élevée, mais la moins basse. Je vais citer un proverbe à nos amis espagnols, s’ils nous lisent : « Mal de muchos consuelo de tontos », qui peut se traduire par « Mal partagé par beaucoup = consolation pour les imbéciles ». Donc le fait que ce soit pire ailleurs – en Pologne, en Espagne, en Italie, en Irlande – ne signifie pas qu’en France, tout va bien.
On constate que les puissances occidentales sont toutes en dessous de 2,1 sauf une, et ce n’est pas un hasard : Israël. Nul besoin de faire allusion à la situation géopolitique actuelle pour comprendre que, cernés par des populations qu’ils estiment hostiles, à tort ou à raison, les Israéliens et surtout les Israéliennes se défendent par la revanche des berceaux, comme au Québec dans les années 50 et 60, pour lutter contre le monde anglo-saxon qui les environnait.

JDH : Là, il y a des phénomènes religieux qui jouent aussi, c’est une société qui est très complexe.

MB : En effet. Traditionnellement, ce sont les pays les plus catholiques qui enregistrent la baisse de fécondité la plus élevée – la Pologne en particulier, avec 1,03.

JDH : Et en Russie ?

MB : À peine plus, environ 1,4. Après, en Russie, il y a aussi un phénomène d’évitement de la grossesse ou éventuellement de choix du sexe des enfants par des avortements sélectifs.

JDH : Ce sont aussi des pays où les femmes ne veulent plus se mettre en couple, elles veulent avoir une vie libre ?

MB : Il y a ça aussi, effectivement. Je pense que les liens entre l’économie, la sociologie et la fécondité sont relativement complexes à analyser, et c’est si vrai qu’entre 1975 et 2010, la France a connu une oscillation, une espèce de courbe sinusoïdale de la natalité, avec 800 000 naissances les bonnes années, et 750 000 ou 730 000 les moins bonnes années.

JDH : Et là, on est à combien de naissances à peu près ?

MB : Aujourd’hui, environ 645 000, et les quatre premiers mois de 2026 montrent une poursuite de la dégringolade à un taux d’environ 2 % de moins que l’année dernière : on est en moyenne à 1 600 naissances par jour, quand il en faudrait, pour remplacer les générations, au moins 2 500.

JDH : Très bien (...). Est-ce que les parcs de loisirs, principalement destinés aux enfants, ont finalement un véritable avenir sur 30, 40, 50 ans ? Et d’une manière générale, quels sont les secteurs à privilégier en Bourse ?
Moi je dirais, a priori – mais Marc Bénassy nous le confirmera peut-être – tous les services de santé, les services aux personnes âgées, même si le secteur a été secoué ces derniers temps par des scandales – je pense à Orpea devenu Emeis ; nous avions parlé de ce scandale dans une précédente interview avec une autre auteure, et j’ai dit qu’il fallait peut-être un peu revenir sur ce secteur, timidement mais sur des entreprises moins exposées qu’Emeis justement. Tout ce qui touche à la santé serait un secteur à privilégier : les médicaments aussi, parce que traitement des pathologies liées à la vieillesse. Je ne parle pas spécialement des biotechs, mais le secteur de la santé de façon générale serait, à mon sens, à privilégier, en tout cas en toile de fond de portefeuille.
Et puis la question qui se pose, la voici : valeurs de croissance VS valeurs de rendement. Une population plus âgée est plus à l’aise avec des valeurs de rendement, pour avoir des revenus passifs, qui viennent en complément de la retraite ; ce qui expliquerait l’engouement qu’il y a depuis quelques années sur les valeurs de rendement, et les performances en particulier de notre portefeuille de rendement sur FranceBourse.
J’avais aussi l’IA en tête, car justement, s’il y a de moins en moins de population sur les 30 ans qui viennent, l’IA va encore plus se développer là-dessus.
Voici donc mon analyse, et je vais maintenant laisser la parole à Marc Bénassy pour la compléter.

MB : Effectivement, le secteur de la santé est un secteur clé, par rapport à une population vieillissante, pas forcément parce que les dépenses de santé vont croître, mais surtout parce qu’elles vont changer de nature : d’abord, il y a la médecine scolaire et tout ce qui est séjours et activités bénéfiques pour la santé des enfants ou des actifs qui vont diminuer ; et en revanche, tous les équipements paramédicaux – prothèses auditives, cannes orthopédiques, fauteuils roulants, etc. – vont être évidemment en forte hausse, donc toutes les sociétés qui fabriquent ce genre de matériel vont avoir des commandes supplémentaires, ça ne fait aucun doute. Mais c’est l’organisation globale de la société qui va changer : par exemple, il y aura moins d’immobilier pour les enfants, les familles ; ou d’immobilier de loisirs, notamment par rapport à un phénomène nouveau qui est la migration de retraite : aujourd’hui, quand on prend sa retraite, on a une espérance de vie de 20 ou 25 ans, donc ça vaut le coup, quand on a vécu sur le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ou dans la Lorraine sidérurgique, de vendre sa maison et d’aller s’installer au bord de la mer sur la côte atlantique.

JDH : Ou même en Espagne ou au Portugal, qui a explosé : cet afflux touristique du Portugal a beaucoup aidé ce pays à sortir récemment de son déficit. C’est un pays très prisé, actuellement.

MB : Et là, on en revient au sujet précédent sur la pénurie de main-d’œuvre : les auxiliaires de vie, les soins à la personne vont exploser, puisqu’il y a des personnes âgées qui ne peuvent rester chez elles que si elles ont quelqu’un pour entretenir leur jardin, pour leur faire leurs courses, pour les aider à se promener dans le parc de la ville. Et donc, où va-t-on trouver ces gens-là ? Avec des sociétés spécialisées comme Petits-fils, on observe que ce sont déjà en quasi-totalité des personnes d’origine ou de nationalité étrangère. Donc si les pays comme la Pologne, qui en fournissaient beaucoup avant, ou la péninsule ibérique sont eux-mêmes demandeurs, où va-t-on trouver ces gens-là ? Et il faut également prendre en compte les difficultés que ça peut poser en matière de captation d’héritage, quand les enfants ne sont pas là pour veiller au grain, soit parce qu’ils n’existent pas, soit parce qu’ils habitent loin, soit parce qu’ils n’ont plus de contacts avec leurs parents âgés.
Donc il y a une évolution. Je prends le cas des transports : là encore, la demande ne va ni augmenter ni diminuer, mais elle va changer de nature. Il y aura beaucoup plus de demandes pour des séjours touristiques mais moins pour des trajets d’affaires, par exemple, ou moins de nuitées d’affaires et beaucoup plus pour des déplacements pour raisons de santé ou pour voir ses enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants.

JDH : Peut-être aussi que malgré ce qu’on dit, malgré les problèmes écologiques qui nous disent que les gens ne vont plus prendre l’avion, etc., les jeunes retraités s’en fichent un peu ; ils se disent qu’ils ont 20 ou 25 ans devant eux, et que pendant qu’ils sont encore en forme, ils ont envie de visiter le monde. Il y a peut-être ce phénomène.

MB : Absolument, et ils ont tout à fait raison. Ils ont travaillé dur toute leur vie, ils ont cotisé pour les autres, ils ont bien le droit d’en profiter le temps que Dieu leur accorde ; j’ai dit qu’il y avait 20 ans d’espérance de vie, mais pas 20 ans en bonne santé. Et là, ça nous ramène sur un concept extrêmement important, qui est d’ailleurs un peu une invention française du démographe Jean-Marie Robine, qui s’est occupé de Jeanne Calment en particulier, que j’appelle ironiquement un « calmentologue ». Ça part d’une grille d’indicateurs : qu’est-ce que la personne peut faire toute seule ? Vous avez 6 indicateurs de base : se lever, s’habiller, faire sa toilette et aller aux WC, sortir de chez soi (faire les courses, se promener) et y revenir, faire sa cuisine, son ménage et sa vaisselle, et enfin se situer dans le temps et l’espace (si elle est capable de dire quelle profession elle a exercée, le prénom de ses enfants, en quelle année on est, quel jour de la semaine, etc.). Si les 6 critères sont remplis, on est considéré comme valide ; si un ou plusieurs ne le sont plus, on est semi-dépendant ; et si aucun n’est rempli, on est totalement dépendant.

JDH : Moi par exemple, je suis encore dans la force de l’âge, actif, et pourtant il y en a un des 6 que je ne remplis pas : faire le ménage, la vaisselle et la cuisine tout seul. [Rires"> On va dire que c’est plus sociologique que démographique.

MB : C’est un cas particulier. Bref, c’est un concept extrêmement riche et lourd de conséquences, puisqu’une population âgée et dépendante coûte infiniment plus cher qu’une population âgée et valide, qui non seulement n’a besoin de personne pour son quotidien mais peut aussi rendre de menus services, par exemple en tenant un bureau de vote le jour des élections ou en allant faire la sécurité à la sortie de l’école bénévolement. Moi, par exemple, je fais partie du comité de jumelage de ma ville, c’est un petit mandat non électif, le maire m’ayant appelé à cette haute fonction, et je ne me tue pas à la tâche.

JDH : Quelle ville ?

MB : Vanves, parce qu’elle est jumelée à une ville allemande et que je parle assez bien allemand.

JDH : Très bien. Merci beaucoup, Marc, pour cette interview. Donc si je résume : le secteur de la santé est à privilégier, en particulier les petits équipements de tous les jours. Concernant les auxiliaires de vie, je ne crois pas qu’il y ait des entreprises cotées en Bourse là-dessus, mais ça viendra peut-être ; ça fait longtemps que c’est dans l’air du temps. Le tourisme ne sera pas un secteur à bannir mais à revoir complètement. Et comme je l’ai dit tout à l’heure, également les valeurs de rendement, auxquelles tu as acquiescé.
Je le répète : Marc Bénassy, auteur de La natalité, aux éditions Pulsabooks, et La démographie française actuelle en 1h chrono, que vous trouverez sur Amazon ou en librairie. « En 1h chrono », c’est une collection de petits livres à 11 euros, qui traitent de sujets divers et variés : ETF, sociologie, intelligence artificielle.


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