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Russie : Gazprom menace à nouveau les approvisionnements en gaz de l’Ukraine

Article du 03/10/2007

Le torchon brûle à nouveau entre la Russie et l’Ukraine. Le géant gazier russe Gazprom a mis Kiev en demeure de régler ses dettes à son égard.
« En vue de l’approche du pic de consommation de gaz en automne-hiver et compte-tenu du non respect systématique des accords en vigueur par la partie ukrainienne, Gazprom sera obligé, au cas où la dette ne serait pas réglée en octobre, de commencer la réduction des livraisons de gaz naturel aux consommateurs ukrainiens », explique un communiqué de Gazprom qui évoque de lourds impayés. L’ardoise dépasserait actuellement les 1,3 milliard de dollars, affirme le très puissant groupe énergétique, ajoutant que la partie russe « de son côté remplit totalement sa part du contrat ».
Ce n’est pas la première fois que Gazprom brandit la menace gazière à l’encontre de l’Ukraine. Alors que la compagnie d’Etat ukrainienne Naftogaz se dit « surprise » de cette annonce, des voix s’élèvent qui estiment que cette menace serait en fait un « avertissement à Ioulia Timochenko », l’égérie pro-occidentale de la « Révolution orange » de 2004 et possible prochain Premier ministre après les élections législatives de dimanche. Une personnalité vue d’un mauvais oeil par Moscou. Une thèse bien entendu réfutée par Gazprom. D’ailleurs, le groupe dit s’être efforcé de ne pas aborder le sujet avant et durant les élections afin d’éviter de prêter le flanc à des « accusations » de « tentatives d’influencer le résultat de l’élection », selon un porte-parole.
Si Gazprom maintenait cet ultimatum, comme il a pu le faire dans le passé, les approvisionnements en gaz de l’Europe de l’Ouest pourraient être menacés à leur tour. Près du quart du gaz consommé par l’UE provient de Russie, et les quatre cinquièmes transitent par l’Ukraine. La première crise gazière entre Moscou et Kiev en janvier 2006 s’était traduite par des perturbations de l’approvisionnement occidental. Après un long bras de fer et une courte rupture des livraisons, Kiev avait dû se résoudre à une forte augmentation de sa facture.
Depuis, d’autres ex-républiques soviétiques ont dû s’incliner à leur tour. La dernière en date est le Bélarus, lui aussi sommé début août de payer ses dettes.
A Bruxelles, la Commission européenne a exhorté les deux parties à trouver « un règlement rapide » à la nouvelle crise gazière.

Francebourse.com – Alexandra Voinchet, avec AFP
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