Proche-Orient : La guerre du Liban, un « grave ratage » pour Israël
Article du 31/01/2008
Une commission officielle Winograd a conclu que la guerre au Liban contre le Hezbollah chiite libanais (12 juillet-14 août 2006) était « un grand et grave ratage » pour Israël. Son rapport met sévèrement en cause la haute hiérarchie politique et militaire dans la guerre qui a dévasté le pays du Cèdre, où plus de 1 200 personnes ont péri, des civils pour la plupart. Côté israélien il y a eu 160 morts, en majorité des militaires.
Celle-ci n’était pas parvenue à briser l’appareil militaire du Hezbollah, stopper les tirs de roquettes du mouvement chiite sur Israël et obtenir la libération des deux soldats capturés par le Hezbollah, un rapt qui avait déclenché l’offensive israélienne.
Toutefois, cette commission a ménagé Ehud Olmert pourtant attendu au tournant par ses détracteurs. Le Premier ministre israélien et son ministre de la Défense de l’époque Amir Peretz ont agi guidés par « une approche sincère des intérêts d’Israël », note-t-elle. Cette conclusion est moins virulente que celle mise en avant dans un rapport intérimaire de la commission en 2007. Amir Peretz, le chef d’état-major de l’époque et d’autres responsables militaires avaient été contraints de démissionner. Ehud Olmert s’accroche au pouvoir.