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Article du 29/01/2008

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Société Générale : Les regards se tournent vers Daniel Bouton

Mnemo : GLE


Il a présenté sa démission au Conseil d’administration qui l’a refusée. Malgré tout, le poste de Daniel Bouton au vu de la crise qui secoue la Société Générale est sur la sellette. Le patron de la banque a été mis en cause par plusieurs dirigeants politiques, notamment par l’Elysée. Nicolas Sarkozy a lancé la charge hier soir, estimant qu’une telle crise ne pouvait « pas rester sans conséquences ». « On est dans un système où, quand on a une forte rémunération qui est sans doute légitime, et qu’il y a un fort problème, on ne peut pas s’exonérer des responsabilités », a-t-il affirmé.
La ministre de la Justice, Rachida Dati, a abondé dans ce sens ce matin en déclarant que la responsabilité de Daniel Bouton pouvait « être engagée ». La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a été plus prudente affirmant qu’il revenait « aux administrateurs » de décider du maintien ou non de Daniel Bouton à son poste.
Dans l’opposition, on préfère la prudence et ne souhaite pas discréditer la banque française. Pour la députée PS Elisabeth Guigou, « dans l'immédiat, il ne faut rien faire qui fragilise la Société Générale ». Même avis du côté de François Hollande.
Daniel Bouton a affirmé hier que sa démission était toujours sur la table. Un conseil d’administration « ordinaire », « prévu de longue date », doit se tenir demain. L’ordre du jour n’a pas été précisé.
Par ailleurs, depuis que l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) a indiqué qu’un des administrateurs de la banque avait vendu ses propres actions pour plus de 40,5 millions d’euros, les soupçons de délit d’initié se rajoutent aux critiques sur le management. Après plusieurs centaines d’actionnaires, l’Association des actionnaires minoritaires (Adam) a demandé à l’AMF l’ouverture d’une enquête pour informations trompeuses et sur d’ « éventuelles opérations d’initié ».

Francebourse.com, avec AFP

 
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