Dans la nuit du 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une offensive militaire majeure contre l’Iran. Des frappes aériennes coordonnées ont visé des infrastructures militaires, des centres stratégiques et des zones urbaines à travers la République islamique, y compris des secteurs de Téhéran, d’Ispahan et d’autres villes importantes. Ces opérations, baptisées par certains responsables « Roaring Lion » ou « Epic Fury », marquent une escalade significative des tensions au Moyen-Orient.
L’offensive fait suite à des années de tensions autour du programme nucléaire iranien, des capacités balistiques de Téhéran et de son influence dans toute la région. Elle intervient après l’échec des négociations diplomatiques et une semaine de violences internes en Iran qui ont profondément fragilisé le régime au pouvoir.
La riposte ne s’est pas fait attendre. L’Iran a lancé des missiles et des drones en direction d’Israël et de bases américaines dans plusieurs pays du Golfe, notamment au Koweït, au Qatar, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, ce qui contribue à élargir la zone de tensions.
Face à cette situation dramatique, le Conseil de sécurité des Nations unies a convoqué une réunion d’urgence et plusieurs capitales appellent à la désescalade, tout en renforçant la sécurité de leurs ressortissants. Certains pays ont aussi fermé leur espace aérien ou suspendu des vols vers la région.
Préparation des marchés : incertitude et pics possibles
Cette crise survient alors que les marchés sont fermés pour le week-end, mais les indices à terme et les commodités réagissent déjà. Les prix du pétrole ont fortement augmenté, le baril de Brent s’approchant de niveaux jamais vus depuis plusieurs mois, alors que les craintes d’une perturbation de l’approvisionnement mondial se renforcent.
L’impact potentiel sur les marchés financiers lundi matin est multidimensionnel :
-Escalade rapide puis résolution éclair : dans ce scénario, les marchés pourraient réagir positivement si un accord immédiat émerge et une chute du régime, avec un fort rebond des indices risqués.
-Conflit prolongé, à l’ukrainienne : si la situation s’enlise, l’attention des investisseurs peut se détourner progressivement de ce front, atténuant l’impact sur les actions et les taux.
-Conflit grave touchant l’infrastructure énergétique du Moyen-Orient : c’est le scénario le plus négatif, qui pourrait entraîner une fuite vers les valeurs refuges (or, argent), une flambée des cours du pétrole et des pressions baissières sur les marchés actions.
Dans tous les cas, l’or et l’argent pourraient bénéficier d’un afflux vers des actifs refuges, tandis que les titres liés à l’énergie, aux matières premières industrielles et à la défense pourraient connaître une volatilité accrue.
Une vidéo de décryptage est en ligne, ne la ratez pas :
www.youtube.com
Jean-David HADDAD
Rédacteur en chef de Francebourse.com
Présentateur de Francebourse TV