Les compteurs du premier tiers de l'année sont arrêtés. Les voici.
Le Nasdaq mène la danse à +8,11 % (25 095 points), porté par les résultats stratosphériques des semi-conducteurs et le retour en grâce des méga-caps technologiques dont les publications du Q1 ont balayé les doutes.
Le Dow Jones suit à +3,31 % (49 865 points), tiré par les industrielles et les pétrolières américaines qui profitent à plein du choc énergétique.
L'Euro Stoxx progresse modestement de +1,56 % (5 881 points), reflet d'une Europe qui résiste mais ne convainc pas.
L'IBEX affiche +2,73 % (17 781 points), loin de sa surperformance de 2025 : le double top sur les 18 500 pèse. Voir notre analyse technique :
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Surprise du tableau : le CAC Mid & Small reprend +3,95 % (14 992 points), premier signe de vie des petites capitalisations françaises après des mois de souffrance.
Et puis il y a le CAC 40.
CAC 40 : dernier de la classe à -0,43 % (8 114 points). Le seul indice majeur en territoire négatif sur le quadrimestre.
Ce classement dit trois choses.
-Premièrement, la domination américaine reste intacte. Le Nasdaq à +8 % prouve que le marché continue de payer la rareté technologique — et en particulier l'infrastructure IA. Le différentiel avec l'Europe est de six points en quatre mois. C'est considérable.
-Deuxièmement, le CAC 40 est structurellement pénalisé par sa composition. L'indice parisien est lourd en luxe (LVMH, Kering, Hermès), un secteur que la conjoncture chinoise et la hausse de l'euro fragilisent. Il est lourd en bancaires, dont le narratif s'essouffle avec la fin du cycle de hausse des taux. Et il manque cruellement de pure players technologiques capables de capter le flux IA. Le CAC est un indice du XXe siècle dans un marché du XXIe.
-Troisièmement, le réveil des Mid & Small (+3,95 %) est un signal à ne pas négliger. Après des mois de désaffection, les petites capitalisations françaises surperforment discrètement le CAC 40 de plus de quatre points. Ce n'est pas encore un mouvement de foule — les volumes restent faibles — mais c'est le type de divergence qui précède historiquement les rotations durables.
Pour nos lecteurs : nos deux portefeuilles affichent chacun environ +9,2 % sur la période. C'est mieux que le Nasdaq. Sans valeur US! C'est dix points au-dessus du CAC 40. Et c'est fait sans effet de levier, dans un marché que personne ne qualifierait de facile. Le travail de sélection et de diversification — mêler l'énergie européenne, les semi-conducteurs asiatiques, les foncières décotées, les ETF matières premières — produit exactement ce pour quoi il est conçu : de la surperformance décorrélée de l'indice domestique.
En route vers le bilan semestriel... Mais... Mai sera le mois des dividendes, pas celui des bilans. Nous y entrons avec confiance.
Vidéos sur ce mois de mai :
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par Jean-David Haddad — 1er mai 2026